Le gouvernement poursuit sa lutte infatigable contre les cabinets clandestins. A la date du 30 novembre 2020, 1400 cabinets exerçant en situation irrégulières ont été fermés sur toute l’étendue du territoire national.

Le combat sans merci contre les cabinets de soins privés illégaux n’est pas fait pour s’arrêter sous le Nouveau départ. Le Ministère de la santé poursuit l’assaut en épurant le secteur des piqueurs sauvages et autres cagibis clandestins installés sur toute l’étendue du territoire national. A la date du 30 novembre 2020, 1400 cabinets illicites ont été fermés avec pour priorité de poursuivre le combat contre les résistants qui continuent d’exercer en dépit de l’interdiction. L’autre défi relevé par le Ministère de la santé a été la question de l’abandon du secteur public par les agents de l’Etat pour le secteur privé. Cette pratique qui avait droit de cité est désormais du passé. Le coup de balai dans ce domaine a permis une réorganisation du secteur et surtout une revue des conditions d’octroi des autorisations. D’entrée, il a été procédé à la révocation systématique de toutes les autorisations détenues par les agents de l’Etat, le repositionnement des agents de santé dans la fonction publique, la prise d’arrêté commun portant délivrance de nouvelles autorisations. A ce niveau il faut souligner que 12 agents de santé (9 médecins, 1 sage-femme, 1 Ide et 1 pharmacien) ont démissionné de la fonction publique pour se consacrer à l’exercice en privé.

 

Des impacts évidents

 

Il n’a pas fallu trop attendre pour voir les impacts de cette profonde réorganisation opérée dans le secteur de la santé. La première victoire obtenue à travers cette mesure a été la réduction drastique des cabinets clandestins. Ces mouroirs n’existent pratiquement plus car la méthode forte utilisée a permis de décourager les instigateurs. L’autre impact positif de la réforme dans le secteur de la santé c’est l’augmentation de la fréquentation des formations sanitaires publiques. Il ne pouvait en être autrement car les désertions notées au niveau des agents de l’Etat au profit du privé ont été totalement maîtrisées. Ces nombreux succès permettent d’entrevoir l’avenir avec sérénité mais des défis restent tout de même à relever. Il s’agit de la persistance des cabinets clandestins, le non-respect des conditions d’octroi des autorisations et la non-production des statistiques par certains promoteurs et la persistance des accouchements clandestins dans certains cabinets de soins infirmiers etc. Le Ministère de la santé entend de son côté poursuivre les efforts de sensibilisation et d’accompagnement des acteurs en vue d’un meilleur suivi des nouvelles orientations.

 

Abdourhamane Touré

 

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