L’opposition beninoise a un devoir de sincérité à remplir, si elle compte se retrouver au Parlement en 2023. C’est visiblement l’idéal songé par Irené Agossa, président du parti Restaurer la confiance (Rlc). A la sortie de la rencontre avec le Médiateur de la République le 4 mai 2022, l’ancien nationaliste a appelé l’opposition à une concertation pour des propositions communes dans le cadre des Législatives en vue.

La division de l’opposition béninoise est le mal endémique qui frappe de plein fouet son ambition légale et légitime de se retrouver dans les instances de prise de décision du pays et disperse âprement son suffrage au cours des élections. Pour les Législatives de 2023, cette erreur monumentale de faire le combat individuellement n’augure d’un lendemain meilleur. Il faut reconnaître son tort et être prêt à affronter le destin. C’est ce que l’on peut retenir sauf erreur, de la proposition de Irené Agossa lorsqu’il invite les partis de l’opposition à un débat de vérité, de clarification au cours d’une assise devant aboutir à une plateforme commune de propositions à l’endroit du pouvoir en place, en vue des élections justes, libres transparentes et équitables, à l’issue du dialogue politique initié par le Médiateur de la République, Pascal Essou. « L’opposition que nous représentons d’ailleurs, nous assumons notre responsabilité dans tout ce qui se passe dans le pays », a-t-il reconnu. Une situation qui fait qu’aujourd’hui les propositions de l’opposition ne se font pas rares. Même si chacun y va avec sa logique, les propositions sont d’une similitude ou identité indescriptible.
D’ailleurs, la fameuse règle de 10% reste et demeure le cauchemar des partis de l’opposition et de quelques-uns de la mouvance réfractaires au fusion. Sur la question, Irené Agossa dit avoir proposé pour les élections prochaines, une dérogation au Code électoral, pour qu’au cas où, aucun parti de l’opposition n’obtenait les 10%, que les deux premiers de ces partis ayant participé aux élections, soient pris en compte pour la répartition des sièges. « Pour nous, c’est qu’il faut impérativement que l’opposition soit présente au Parlement prochain, d’autant plus que le Parlement est un Parlement de transition », a-t-il déclaré. Il a exhorté pour finir les acteurs à divers niveaux à prendre toutes les dispositions, pour que les imperfections soient corrigées dans un nouveau départ pour 2026 tout en appréciant l’initiative du Médiateur de la République.

Bienvenue Agbassagan

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