En prélude à la rentrée scolaire 2020-2021, le gouvernement a proposé un nouveau quota horaire de 30 heures aux enseignants pré-insérés qui le désirent. Cette réforme est objet de débats depuis son annonce. Le directeur de la communication à la présidence de la République, Wilfrid Léandre Houngbédji, intervenant sur l’émission « Bonjour le Bénin » de la radio nationale vendredi 2 octobre 2020, a expliqué les motivations du gouvernement en augmentant cette masse horaire.

L’augmentation du quota horaire des aspirants était au cœur l’émission « Bonjour le Bénin » du vendredi 2 octobre 2020. Invité, le directeur de la communication à la présidence de la République a expliqué les raisons pour lesquelles le gouvernement a pris la décision. D’après Wilfrid Léandre Houngbédji, « A cette rentrée-ci, certains enseignants sont allés à la retraite, et de nouvelles classes ont été créées sans oublier celles des aspirants qui avaient renoncé l’année dernière ». Il y avait donc un déficit à combler. « Or, la base de données qui a été réalisée après évaluation des compétences pour retenir les potentiels enseignants à déployer, cette base en son état actuel ne permet pas de couvrir tout le déficit. La question de bivalence, le devoir de l’Etat, c’est de faire en sorte que tous les enfants du Bénin dont les parents travaillent, œuvrent à leur avenir, qu’ils aient un enseignement de qualité. C’est pourquoi le gouvernement a fait l’option de proposer aux enseignants de prendre les classes qui sont non couvertes ailleurs », a-t-il fait savoir. Pour ce faire, le gouvernement a prévu des mesures incitatives. Wilfrid Léandre Houngbédji est revenu sur les avantages de la mesure. « Il y a des aménagements qui sont faits. « Cette année, l’Etat a décidé de prendre en charge les cotisations sociales. Cela représente un peu plus de 4 milliards de francs Cfa de plus a mobilisé au profit des enseignants. Ils peuvent bénéficier des prestations sociales et à terme, ils peuvent jouir d’une retraite intégrale ou proportionnelle », a expliqué, Wilfrid Léandre Houngbédji. Les enseignants qui sont mutés à l’intérieur du pays bénéficient d’un traitement spécial. « Les enseignants qui sont par exemple, dans les Collines, dans la Donga, ont 5% de plus sur leur traitement. Ceux qui officient dans l’Alibori ou l’Atacora, leur traitement est majoré de 10% », a-t-il clarifié.

 

Léonce Adjévi

 

 

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