La 4ème session ordinaire  du conseil communal de Djidja  au titre de l’année qui s’achève a  démarré hier lundi 29 novembre 2021 sur fond de tension. Juste après l’ouverture de ladite session présidée par la maire Dénis Glégbèto, neuf des dix conseillers de l’Union progressiste (Up) ont vidé la salle après une déclaration lue par leur doyen d’âge Laurent Yonhossou pour mieux se faire entendre. 

En effet, si le torchon brûle entre la minorité que constitue les conseillers de l’Union progressiste et le chef de l’exécutif communal, c’est pour une juste cause. Selon leur déclaration lue par Laurent Yonhossou, ils reprochent au maire, Dénis Glégbèto, des comportements peu orthodoxes qui sont de nature à mettre à mal la cohésion  au sein du conseil. « Nous conseillers Up ne sommes associés à rien. Nous sommes exclus de tout. Nos observations, suggestions et nos amendements ne sont jamais prises en compte. On en veut pour preuve la construction de la gare routière d’Avokanzoun et l’achat des engins lourds, le tout estimé à près de trois cents millions de francs cfa. Les travaux ne sont pas réalisés et  finalement nous ne savons plus à quoi ces fonds ont servi. Aucun conseiller Up n’est envoyé à un atelier ou à une quelconque mission » fait savoir Laurent Yonhossou. Martin Katakènon, l’un des conseillers minoritaires, a ajouté que le maire, malgré que les élections communales et municipales soient terminées depuis plus d’un an, continue d’alimenter des foyers de tensions à travers des propos déplacés, mal cousus qui n’honorent ni la Commune, ni le parti dont il porte le nom. «Après l’installation de ce conseil communal, nous avons pensé que les élections sont terminées et que place doit être laissée aux questions de développement. Malheureusement, c’est le contraire qui se produit à Djidja à travers les actes du maire de la Commune. Depuis l’installation de la présente mandature, tout se passe comme si nous, sommes là pour seulement voter. On a l’impression que nous ne sommes utiles à rien», a-t-il insisté. Pour le  locataire de l’hôtel de ville, les conseillers Up ont  le droit de se faire entendre autrement. A en croire ses propos, la minorité n’a pas utilisé la voie appropriée qui s’offre à elle. « Même si vous êtes minoritaire, beaucoup de vues sont inscrites dans le rapport. Si vous avez un point de vue différents sur un sujet, il revient au rapporteur de séance de le    mentionner au rapport qui sera transmis au préfet pour arbitrage », a indiqué Denis Glégbéto. Cette guéguerre n’a pas empêché la tenue de la session. Les quinze conseillers du Bloc républicain, parti majoritaire et le chef de l’arrondissement de Dohouimè, membre Up ont poursuivi la séance en passant au vote le budget primitif exercice 2022, le rapport d’activités du maire et les autres points inscrits à l’ordre du jour.

Zéphirin Toasségnitché  (Br Zou-Collines)

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