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A quelques encablures du semestre précédant les Législatives : L’hypothèse d’une révision du Code électoral écartée

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La perspective d’une révision du Code électoral est de plus en plus improbable. A trois jours du deadline du protocole additionnel de la Cedeao, l’espoir d’une modification de la loi électorale n’est plus possible, sauf revirement spectaculaire de dernière minute.ARTICLES SIMILAIRES

Les partis politiques qui nourrissent l’espoir d’une révision du Code électoral dans la perspective des prochaines élections législatives doivent sortir de leur rêve et revenir à la réalité. Objectivement, il ne sera plus possible, à moins d’une volonté manifeste de passer outre les dispositions du protocole de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) qui interdit toute retouche de la loi électorale dans l’espace communautaire à 6 mois des élections. Au Bénin, le débat sur la révision du Code électoral a été mis sur le tapis au lendemain de l’annonce de la date où doivent se tenir les 9èmes élections législatives de l’ère du renouveau démocratique. Trois jours encore et on ne pourra plus faire de modification au niveau de la loi électorale sans tomber sous le risque d’une tentative de tripatouillage. Le protocole de la Cedeao interdit en effet toute révision des règles électorales dans le semestre qui précède les élections. Le 08 juillet 2022, il sera donc trop tard pour les Législatives de 2023. Autant dire qu’il y a urgence. Pourtant, une porte de sortie s’offre. Consensus oblige. Avec le consentement d’une large majorité des acteurs politiques, Patrice Talon peut bien s’en remettre aux députés même après cette échéance. L’article 88 de la Constitution l’y autorise. Mais la question essentielle reste celle du timing. La population s’attendait à ce que les lignes bougent après les récentes audiences que le chef de l’Etat a accordées à ses prédécesseurs dans la fonction présidentielle ainsi qu’aux anciens présidents du Parlement. Mais depuis ces rencontres, c’est le statu quo. Un consensus sur le fondement de l’article 88 de la Constitution est encore possible. Le seul habilité à déclencher le processus reste Patrice Talon. Va-t-il provoquer le déclic au regard des rapports de force ? Là reste la grande interrogation.

La fusion, l’alternative

« Au Mouvement populaire de libération (Mpl), nous sommes ouverts et travaillons depuis toujours à la possibilité de nous unir. Pour les Législatives de 2023, nous nous préparons ardemment pour y aller seul s’il le faut, mais nous sommes disposés et travaillons à la possibilité de nous unir pour progresser ». Ainsi s’exprimait Expérience Tébè, président de cette formation politique sur sa page Facebook à l’issue des échanges qu’il a eus, lundi 04 avril 2022, avec le président du parti La nouvelle alliance (Lna), Théophile Yarou. Le jeune acteur politique reste convaincu que la fusion reste l’une des portes de sortie pour l’opposition au regard de l’enjeu que constituent les élections à venir. Dans un récent communiqué, Iréné Agossa est revenu sur son invite faite à l’opposition d’aller vers la fusion. Mais l’homme reste le seul à chanter ce refrain. Une indifférence totale est opposée à son appel. Ce qui fait dire que ses pairs de l’opposition ne sont pas dans cette dynamique même s’il s’en prend vertement au parti Les démocrates en le taxant d’évoluer en solo. Il n’est plus un secret que les législatives de 2023 constituent un tournant décisif pour l’opposition. Si elle rate ce virage, c’en aurait fini pour elle. Ses ambitions pour provoquer l’alternance au sommet de l’Etat en 2026, seraient définitivement mises sous boisseau. Les législatives sont donc un test capital, à l’aune duquel, l’opposition va jauger son ancrage national et sa popularité. Si elle rate ce tournant, l’opposition aurait signé sa mort. Dans ce cas, son projet de repositionnement sur l’échiquier politique, n’aurait donc été qu’un trompe-œil, un échec cuisant. 2023 pour l’opposition, c’est une question de vie ou de mort. L’une des pistes pour l’opposition de parvenir à relever ce défi, reste la fusion des forces politiques à l’instar des grands regroupements comme l’Up et le Br. Mais au regard des schémas qui se dessinent, on semble bien loin de cette réalité. A l’allure où vont les choses, l’opposition risque d’essuyer un énième revers à l’issue des joutes électorales du 08 janvier prochain.

Gabin Goubiyi

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