L’émission « L’entretien » de la chaîne de télévision E-Télé a reçu, dimanche 07 mars 2021, le président du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin). Jacques Ayadji a abordé plusieurs sujets d’actualité notamment l’affaire « Reckya Madougou » et le 31ème anniversaire de la Conférence nationale.

Il faut laisser la justice faire son travail dans la sérénité. C’est l’invite du président du Mouvement des élites engagés pour l’émancipation du Bénin aux acteurs politiques, toutes tendances confondues, qui se prononcent dans l’affaire relative à l’arrestation de Reckya Madougou. Sur l’émission l’entretien de la chaîne de télévision E-Télé ce dimanche 07 mars 2021, Jacques Ayadji a indiqué que lorsqu’une affaire est pendante devant la justice, il n’est pas conseillé d’émettre son avis. Cela est de nature à orienter les décisions judiciaires. « A Moele-Bénin, nous sommes des républicains, et on n’a pas à influencer la Justice par nos déclarations », a-t-il fait savoir. Par rapport aux déclarations du ministre Modeste Kérékou qui estime être en possession de preuves accablantes, Jacques Ayadji a confié que seul le juge est habilité à analyser la qualité d’une preuve. L’invité de Angèle Toboula a, en revanche, invité ceux qui mûrissent des plans diaboliques pour conquérir le pouvoir à la retenue. Selon lui, être recalé à une élection  pas une fin en soi. « Ça fait deux fois que nous avons été recalés pour des élections. Vous pouvez être recalés aujourd’hui et demain sera peut-être votre tour. L’exemple de Abdoulaye Wade au Sénégal édifié. Il faut savoir attendre son tour », a-t-il déclaré.Le président du parti Moele-Bénin s’est aussi prononcé sur le 31ème anniversaire de la conférence nationale. Selon Jacques Ayadji, ces assises sont comme un poison lent que nous nous sommes donnés en 1990. Contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas la conférence nationale qui a mis fin au régime du Prpb. Ce sont plutôt les luttes des classes sociales, notamment les élèves et étudiants. « Cette conférence est apparue à mes yeux comme une bouée de sauvetage de ce régime consécutivement au discours de La Baule de François Mitterrand qui avait conditionné l’aide de la France aux pays africains qui se lancent dans le processus démocratique. Le président Mathieu Kérékou était donc obligé de convoquer c’est assises », a-t-il informé. A l’en croire, le premier faux pas est déjà au niveau de la convocation des participants. À son avis Robert Dossou, le président du comité préparatoirea fait un mauvais casting en convoquant seulementles exilés. « Ceux qui ont fuit le combat ne devaient pas être les seuls », a-t-il diagnostiqué. Le deuxième hic de ces assises, selon Jacques Ayadji est la Constitution du 11 décembre 1990. « Notre loi fondamentale est un habit mal cousu. « Il » ne reflète pas nos réalités. Quand un  chef de l’Etat le porte, on dit qu’il est mal habillé, oubliant que c’est nous-mêmes qui l’avions cousu », a-t-il insisté.

 

Joël Samson Bossou

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