En déclarant sa candidature pour l’élection présidentielle du 11 avril 2021, le chef de l’Etat a informé que sa réelle motivation est la bonne gouvernance sans laquelle aucun développement n’est possible dans un pays démocratique. Consultant politique et Expert électoral, Agapit Napoléon Maforikan estime qu’après ces déclarations, chacun doit pouvoir s’inscrire dans cette dynamique du président Patrice Talon. Lire des extraits de son intervention, hier lundi 18 janvier 2021 sur la chaîne de télévision E-Télé.

« …Le président Patrice Talon, lors de la dernière étape de sa tournée nationale de reddition de comptes, a fait une importante déclaration à Adjohoun le 15 janvier 2021. « Ce que les Béninois doivent défendre avec acharnement, ce n’est plus seulement deux choses. Maintenant, c’est 3 choses : la démocratie, la liberté et la bonne gouvernance. Ces trois choses nous permettront de nous développer. J’exhorte chacun à poursuivre la dynamique, à continuer à renforcer cette bonne gouvernance jusqu’à ce qu’elle devienne un acquis définitif. Pour ma part, je resterai dans l’action permettant de renforcer la bonne gouvernance. Je serai candidat à cause de cela ». Ces propos méritent réflexion, et chaque Béninois et Béninoise doit se les approprier… »

 

« … La démocratie, en effet, est ce système politique dans lequel le pouvoir est exercé par le peuple. Elle consacre les libertés fondamentales. Mais la vérité c’est qu’aucune démocratie ne peut prospérer sans des valeurs éthiques et morales auxquelles on ajoute celles spirituelles. Aucune démocratie ne peut prospérer sans bonne gouvernance à tous les niveaux. Cela voudra dire qu’un Etat bien gouverné est susceptible d’accroître la richesse, et surtout de mieux la redistribuer. De ce fait, les indélicats qui siphonnent les caisses de l’Etat doivent répondre devant la loi. Et cela a été le combat du chef de l’Etat au cours de ces cinq dernières années. Il s’est engagé corps et âme pour que ceux qui ne jurent que par le détournement de deniers publics entrent dans les mailles de la justice… »

 

Un accomplissement du quinquennat

 

« … La lutte contre la corruption a été l’un des accomplissements de son quinquennat. Des résultats probants commencent par se faire voir. Tout le monde est désormais convaincu que si la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme n’avait pas existé, il aurait fallu la créer. La bonne gouvernance n’est pas un paradigme nouveau. Mais c’est la première fois qu’un chef d’État réussit à se maintenir dans son sillage et à orienter ses actions en conséquence. Ainsi avec courage, détermination et abnégation, le président Talon a remis les valeurs cardinales au cœur du système. Désormais, chacun doit pouvoir s’engager pour la lutte pour la bonne gouvernance. Il ne s’agit pas de la prôner, mais d’en être un artisan, donc d’aller jusqu’au bout du processus. Ce n’est que par là que le Bénin peut se maintenir dans la locomotive du Développement durable. Il n’y a pas de raison pour que les résultats ne suivent pas… »

 

Réorienter la démocratie

 

« … En ajoutant  » la bonne gouvernance » aux revendications usuelles comme la démocratie et les libertés publiques, le président Talon nous montre la voie à suivre pour le salut espéré de tous temps. Cela veut dire que la démocratie doit être mieux comprise et mieux orienter; que les libertés des uns devront être canalisées pour le bien de la communauté, sachant que dans la communauté,  notre liberté finit là où commence celle des autres. La bonne gouvernance est en quelque sorte la consécration de ces deux notions. Quand on va ancrer la notion de bonne gouvernance dans le mental du citoyen, il saura que quand il est investi d’un pouvoir, il doit l’exercer à bon escient. Il doit comprendre que certaines pratiques qui ont fondé Yayi Boni à parler de démocratie « faite de désordre et d’anarchie », doivent pouvoir être recadrées. Les gens doivent avoir désormais des postulats en matière de  responsabilités face à la démocratie; laquelle ne pouvant pas continuer  à être un paravent pour spolier l’État, et donc faire l’apologie de la paresse et de l’oisiveté… »

 

Besoin d’aller au développement

 

« …Nous avons besoin d’aller vers le développement, ce qui passe par le travail avec rigueur, une gestion saine et crédible. Quand Albert Tévoédjrè disait à la conférence nationale « Au travail mes amis. Nous avons vaincu la fatalité », on ne l’a pas bien compris. On a mis de côté le travail. Il n’y a pas de fatalité à vaincre sans le travail. Et la bonne gouvernance répond de cela justement. Il ne s’agit pas de faire la promotion de l’anarchie, des revendications sans lendemain, des grèves intempestives, de la paresse, de l’oisiveté… »

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