« Il n’y a pas de nuages. Il y a des réformes qui ont été entreprises, des réformes cohérentes acceptées par la majorité, l’unanimité de la classe politique ». C’est ce que pense le porte-parole du gouvernement, Alain Orounla à propos des réformes entreprises par le chef de l’Etat depuis bientôt cinq ans. Il l’a fait savoir hier dimanche 3 janvier 2021 sur l’émission « Diagonale » de la web Tv béninoise Bi News. A l’en croire, qu’il y ait des voix discordantes en ce qui concerne les réformes, c’est l’essence même de la démocratie. Allant plus loin, il a fait savoir que le Parlement n’est pas l’ère culturelle d’une mouvance ou d’une opposition et que c’est l’Assemblée qui représente le peuple. « Je ne crois pas que le béninois soit hanté. La minorité ou ceux qui crient le plus fort ne sont pas forcément représentatif des béninois qui dans leur ensemble sont sereins et comprennent qu’on a besoin d’un autre spectacle », a-t-il expliqué. A la question de savoir si l’actuel chef de l’Etat sera candidat à la Présidentielle du 11 avril 2021, Alain Orounla a affirmé que Patrice Talon est libre de formaliser sa candidature. Il n’a pas manqué de donner son avis sur la polémique relative à la durée du mandat du président Patrice Talon. Pour lui, cette réforme a été faite pour permettre l’alignement des mandats et des élections groupées pour des raisons économiques et d’efficacité. « En 2026, on a fait le choix de raccourcir la durée du mandat des prochains députés de 2023. Mais pourquoi il n’y a pas débat là-dessus ? Les conseils communaux, ils ont un mandat exceptionnel de 6 ans, pourquoi il n’y a pas débat là-dessus et c’est sur 32 jours que l’on décide de piailler ? », s’est-il interrogé. Selon ses propos, ce qui est dommage, c’est que des prétendus juristes de grande qualité s’accommodent sur des sujets qu’ils auraient compris simplement s’ils n’avaient pas troqué leur intelligence au profit d’un activisme politique qui embrouille le raisonnement », s’est-il désolé.

 Léonce Adjévi

 Le « oui » de principe acquis pour la Présidentielle de 2021

 

Le Chef de l’Etat, à l’occasion de ses vœux de nouvel An au peuple, a déjà donné son « oui » de principe pour rempiler lors de la Présidentielle de 2021. C’est du moins l’analyse que fait le Consultant politique et Expert électoral, Agapit Napoléon Maforikan. Lors de son décryptage de l’actualité sociopolitique de l’année 2020, hier dimanche 3 janvier 2021 sur la chaîne de télévision E-Télé, il a confié que Patrice Talon a envie de continuer l’aventure.

 

« Le jeudi 31 décembre 2020, le chef de l’Etat a délivré au peuple béninois ses vœux de Nouvel an. Lors de cet exercice, j’ai vu un chef de l’Etat fier, un homme heureux qui a atteint ses objectifs. C’est aussi la satisfaction d’une méthode maîtrisée, d’une projection assumée et d’un calendrier bien géré. Pour les vœux de cette année, il est revenu sur la fermeture des frontières avec le Nigeria. Au début de cette crise, beaucoup prédisaient l’hécatombe. Mais au finish, il y a eu plus de peur que de mal. L’économie béninoise est résiliente, malgré la Covid-19 dont la gestion est extraordinaire. Aujourd’hui, on est à moins 100 cas déclarés. Et pourtant, ça vit bien dans le pays. Le mal est devenu communautaire. Au niveau des réformes politiques aujourd’hui, c’est un acquis. Il y a eu certes quelques soubresauts, mais nous irons à la Présidentielle avec l’espérance qu’il y aura plusieurs projets. Avec cette garantie du chef de l’Etat, les appréhensions s’estompent. Une fois cette joute électorale organisée, Patrice Talon serait un homme heureux qui, une fois dans l’histoire de notre pays, aurait conduit des réformes, même les plus douloureuses, en un quinquennat…»

 

Ne pas lâcher en si bon chemin

 

«…Le chef de l’Etat, lorsqu’il déclinait les conditions de sa candidature dans l’interview qu’il a accordée à France 24, il a cité l’envie. Quand on suit ses vœux à la Nation, cela transparait. Il n’a pas boudé son plaisir et surtout sa disponibilité à ne pas se dérober. Cela va de soi. Après qu’il ait fait le tour du pays et après avoir constaté le travail qui est fait, il a compris que tout ce qui se fait ne peut pas s’arrêter en si bon chemin. C’est pourquoi je parlais de satisfaction d’une méthode maîtrisée, d’une projection assumée et d’un calendrier bien géré. Comment peut-il se dérober à cette fierté et à cet appel constant des populations ? Le président de la République sait maintenant qu’il ne peut se dérober. C’est un serviteur de l’Etat fier et qui a envie de continuer…»

 

«… Le président Patrice Talon a dit qu’il a constaté une adhésion populaire à la dynamique en cours lors de sa tournée nationale. Cette adhésion n’est pas celle des intellectuels de Cotonou, de Porto-Novo et de Parakou. C’est plutôt celle des populations des 60 Communes qu’il a parcourues sur les 54 qu’il avait planifiées. S’il n’avait pas reçu cette adhésion populaire, il n’aurait jamais eu l’envie de continuer. Il ambitionne de terminer le job dans les Communes qui restent…»

 

«… Ceux qui sont sur les réseaux sociaux ne sont pas le peuple. Le peuple, c’est 11 millions de Béninois et surtout ceux qui se battent, ceux qui avec la houe, la daba et le coupe-coupe bâtissent le Bénin. Le peuple, c’est aussi les artisans, les pêcheurs, les cultivateurs, les éleveurs. Ce sont eux qui bâtissent le pays. C’est ce peuple travailleur que le chef de l’Etat a rencontré sur le terrain…»

 

Le démon de la fatalité vaincue

 

«…Aujourd’hui, avec le régime du Nouveau départ, nous avons vaincu nos démons. En effet, lors de la Conférence nationale de 1990, le rapporteur, Albert Tévoédjrè, déclarait « au travail mes amis, nous avons vaincu la fatalité ». Malheureusement, le travail a disparu aussitôt et la fatalité est revenue. Les compromis sont devenus les compromissions, et nous avons renié tout ce qui a été fait à la Conférence nationale. On pense que c’est en répétant Conférence nationale, consensus, acquis démocratiques qu’on se développe. Nous avons pris la grève comme la règle d’or. On a pris la contestation postélectorale comme le principe fondamental. Nous avons pris la paresse et la dilapidation des ressources publiques comme valeurs. C’est-à-dire les tares anciennes n’ont vraiment pas disparu. Ces tares que le Prpb avait réfrénées un peu, quand on a lâché en 1990 les libertés, on les a libérées aussi. On a passé 30 ans de dérives. Cette fatalité, on ne l’a pas vaincue. Les démons de la division étaient là, l’individualisme exacerbé, le gain facile. Ce sont ces démons qui ne nous ont pas permis d’avancer. Mais, grâce à un homme qui connaît le système, la donne a changé. Il n’y a pas de raison qu’il ne poursuive pas le boulot. Et son message de vœux est la preuve qu’il ne veut pas nous lâcher en si bon chemin. Le «oui» de principe est donc acquis en attendant l’officialisation …»

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