Mercredi 17 mars 2021, le colonel Pascal Tawès a, au lendemain de son audience avec le président Patrice Talon, salué les progrès enregistrés sous le Nouveau départ. N’étant plus à l’aise aux Etats-Unis où il vivait avec sa famille depuis 2011, le retraité colonel de l’Armée béninoise tentait depuis 2016 de rejoindre son pays où les changements longtemps souhaités s’opèrent au jour le jour. Il profite pour conseiller ses compatriotes qui sont à l’extérieur à se rapprocher de l’actuel locataire du palais de la Marina pour faire la paix avec lui.

C’est du rêve à la réalité. Il fallait rentrer au pays et faire le tour non seulement des villes béninoises mais aussi des administrations publiques pour comprendre que les lignes de développement ont significativement bougé ces cinq dernières années. Ainsi, après sa rencontre avec le président Patrice Talon mardi 16 mars 2021, Pascal Tawès, colonel à la retraite depuis 2013 et vivant aux Etats-Unis, a préféré dire des choses tel qu’il les voit aujourd’hui comparativement aux années antérieures. Il s’est d’abord présenté ses excuses pour ses prises de position antérieures. « En réalité quand est au dehors, on est intoxiqué. On reçoit des informations qui ne sont pas vérifiées. Depuis que je suis arrivé au pays, je me rends compte que c’est le terrain qui commande. Les choses bougent dans le sens de la bienfaisance et je crois qu’aujourd’hui est mieux qu’hier », a avoué l’officier de l’Armée. Toutefois, a-t-il fait savoir, hormis le travail impeccable qui se fait sur le terrain, le chef de l’Etat  donne l’exemple de quelqu’un qui est disposé pour le contact. « Les propos qui ont été tenus appartiennent à hier. Mais, aujourd’hui, je souhaite que les uns et les autres fassent comme moi. Qu’ils recherchent le contact avec le président et échanger avec lui pour qu’ensemble nous puissions avancer dans la même direction », a-t-il exhorté. Revenant sur ses propos d’autrefois, l’hôte du chef de l’Etat a laissé entendre que la diaspora est souvent victime des intoxications. «En réalité quand est au dehors, on est intoxiqué. On reçoit des informations qui ne sont pas vérifiées », s’est-il justifié.

 

Benjamin N. Douté

 

 

Le colonel Tawès montre le chemin à Koutché, Djènontin, Ajavon et Léhady

Le colonel à la retraite, Pascal Tawès, reconnu jusqu’à un passé récent comme un opposant au régime du Nouveau départ vient de se réconcilier avec le président Patrice Talon. L’officier supérieur des Forces armées béninoises a été reçu en audience par le chef de l’Etat mardi 16 mars 2021 au Palais de la Marina. Au lendemain de cette historique rencontre, l’ancien attaché de défense à Washington a exhorté ses compatriotes qui sont encore à l’extérieur à faire comme lui en se réconciliant avec le numéro 1 des Béninois pour contribuer au développement de leur pays.

Le retour au bercail de l’enfant prodige. C’est ce que prône désormais le colonel à la retraite Pascal Tawès après sa réconciliation avec le président Patrice Talon et le règlement de sa situation administration. Au lendemain de l’audience à lui accordée par le chef de l’Etat, l’officier de l’Armée béninoise à la retraite a lancé un message fort à ses compatriotes qui sont en froid avec l’actuel locataire du Palais de La Marina. Sans les citer nommément, Pascal Tawès invite Komi Koutché, Valentin Djènontin, Sébastien Ajavon et Léhady Soglo à lui emboîter le pas pour la réconciliation. « Les propos qui ont été tenus appartiennent à hier. Mais, aujourd’hui, je souhaite que les uns et les autres fassent comme moi. Qu’ils recherchent le contact avec le président et échanger avec lui pour qu’ensemble nous puissions avancer dans la même direction », a-t-il conseillé dans un élément audio et vidéo qui a fait le tour de la toile hier. S’il est vrai que la situation de Pascal Tawès n’est pas la même que celles de Koutché, Djènontin, Ajavon et autres, il n’en demeure pas moins que les prétendus exilés peuvent bénéficier de la magnanimité du chef de l’Etat. En sa qualité de président  de la République et père de la Nation, Patrice Talon peut décider de les pardonner par la grâce présidentielle. Mais la condition est qu’ils fassent preuve d’humilité comme le colonel Tawès, reconnaissent leur faute et présentent leurs excuses. Ce n’est qu’après cette phase que la décision finale pourrait être prise par le chef de l’Etat. La balle est donc dans le camp de Komi Koutché, Sébastien Ajavon, Léhady Soglo et Valentin Djènontin. S’ils tiennent à revenir au Bénin, ils savent donc dorénavant sur quel levier appuyer.

Abdourhamane Touré

 

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