L’émission « L’entretien » de la chaîne de télévision E-Télé a reçu hier dimanche 11 avril 2021 l’ancien bâtonnier, Jacques Migan. Il a abordé plusieurs sujets d’actualité, notamment les violences préélectorales et les arrestations de personnalités de l’opposition qui en ont suivi. A propos de l’interpellation du candidat recalé à la Présidentielle du 11 avril 2021, Joël Aïvo, de l’ancien ministre Alexandre Hountondji et de l’ancien directeur général de la Sogema, Joseph Tamègnon, l’avocat a souhaité que le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) fasse des clarifications. 

Que reproche-t-on à Frédéric Joël Aïvo, Jean-Alexandre Hountondji et Joseph Tamègnon placés en détention provisoire depuis quelques jours et semaines ? L’ancien bâtonnier Jacques Migan souhaite que le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) donne les réels motifs de leurs attestations à l’opinion publique nationale et internationale. C’était à l’occasion de son passage sur l’émission  »L’entretien »  de la chaîne E-Télé ce dimanche 18 avril 2021. Selon l’avocat, tel que le procureur spécial, Mario Mètonou a procédé dans le dossier  »Madougou » en exposant à la presse les raisons de l’interpellation de l’ancienne ministre de la Justice, il serait intéressant qu’il en fasse de même pour situer les Béninois. Cela aura le mérite d’arrêter les interprétations tendancieuses. « Il faut qu’on explique pourquoi ils ont été interpellés. On ne se lève pas du jour au lendemain pour arrêter quelqu’un. Si on ne vous reproche rien, pourquoi irait-on vous chercher? », s’est-il demandé. L’invité de la journaliste Angèle Toboula a aussi abordé relative aux violences préélectorales dans lesquelles seraient impliqués des responsables du parti « Les démocrates ». Jacques Migan a dit être favorable à une suspension ou disparition du parti « Les démocrates » dont des responsables sont soupçonnés d’avoir invité à la violence et à l’insurrection lors de la Présidentielle du 11 avril 2021. Selon lui, à partir des agissements de certains leaders politiques de cette formation politique ces derniers temps, il y a lieu de prendre des décisions concernant cette formation politique se réclamant de l’opposition. « Ce n’est pas un parti qui réclame le dialogue. C’est un parti qui réclame la violence, le trouble et l’insurrection. Il y a des audios de ses responsables qui ont dit, à partir du 06 avril, le mandat du président Patrice Talon est terminé. Nous allons mettre en place un gouvernement transitoire », a-t-il indiqué. Selon lui, force doit rester à la loi dans un Etat démocratique. « Si ce qu’on leur reproche se confirmait, il faudrait suspendre ce parti ou le faire disparaître. On ne peut pas être un parti appelé à animer la vie politique et en même temps appeler à l’insurrection », a-t-il fustigé.

 

Joël Samson Bossou

 

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