(Des projets de lois et le poste de 2ème questeur à l’ordre du jour)

Les députés retrouvent ce jour, jeudi 07 octobre 2021, le chemin de l’hémicycle. La convocation de cette session est motivée principalement par les récents projets de lois sur les réformes dans le secteur de la décentralisation mais aussi celui afférent à la protection des femmes à travers les nouvelles modalités de répression des infractions commises à raison du genre.

Quelques jours seulement après la clôture des travaux de la deuxième session extraordinaire de l’année, jeudi 30 septembre 2021, les élus du peuple sont à nouveau convoqués comme annoncé pour ce jour, 07 octobre 2021. Comme plat de résistance de cette session, les députés de la huitième législature se pencheront sur les deux projets de loi portés par l’exécutif et dont le contenu leur a été exposé il y a quelques jours au cours d’un séminaire qui a connu la présence du Chef de l’Etat en personne. Il s’agit du projet de loi portant réforme structurelle du secteur de la décentralisation et celui portant mesures spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme en république du Bénin. Au travers d’une conférence de presse qu’il a animée hier, mercredi 06 octobre 2021, le directeur adjoint du service de l’information et de la communication (Dasicom) de l’assemblée nationale, James-William Gbaguidi, a levé le voile sur les différents points inscrits à l’ordre du jour au nombre desquels, figurent en bonne place, les deux points précités. Outre ces projets de lois majeurs, les députés devront également, dans un souci d’harmonie et d’actualisation des différentes dispositions législatives, se pencher sur le projet de loi modifiant et complétant  le code des personnes et de la famille. Dans ce registre, la loi n°2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et la reproduction connaîtra également une cure de toilettage. Sur un autre volet et toujours au chapitre des dispositions législatives, les élus du peuple étudieront la proposition de résolution relative au Code d’éthique et de déontologie des députés béninois.

Le remplacement de André Okounlola au menu

Depuis la nomination du député André Okounlola en qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près la fédération de Russie, le poste de deuxième questeur de l’Assemblée national est demeuré vacant. La question n’ayant pu être abordée au cours de la récente session extraordinaire, il était envisageable qu’elle soit inscrite à l’ordre du jour de  la session qui s’ouvre ce matin.  Ainsi, et conformément au règlement intérieur de l’assemblée nationale, les députés doivent procéder en leur sein, au remplacement du député précédemment titulaire du poste et récemment promu à une autre fonction. Pour l’heure, rien ne filtre de la chapelle parlementaire relativement aux prétendants aux postes. La question que beaucoup se posent cependant est de savoir si le prochain héritier du poste sera un membre du Bloc républicain tout comme le démissionnaire. Logiquement et courtoisie parlementaire oblige, le poste de deuxième questeur devrait revenir à un député du Bloc républicain. Cependant, un scénario contraire n’est pas à exclure quand on se réfère au dernier remembrement du bureau de l’Assemblée nationale intervenu en mai dernier où le poste de premier-vice-président précédemment occupé par madame Talata Chabi Zimé de l’Union progressiste est concédé à un député du parti du cheval blanc cabré en la personne de Robert Gbian. Au regard de ceci, il n’est donc pas à exclure que le poste de deuxième questeur échoit à un député de l’Union progressiste.

Gabin Goubiyi

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