L’émission « L’entretien » de la chaîne de télévision E-Télé a reçu ce dimanche 14 février 2021 le trésorier général et porte-parole du parti Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin). Babatoundé Biyao a décrypté plusieurs sujets d’actualité dont le parrainage qui divise la classe politique béninoise.

« Tant que la loi existe, on est obligé de la respecter ». C’est ce que pense Babatoundé Biyao,  trésorier général et porte-parole du parti Moele-Bénin. Selon lui, les candidats à la Présidentielle du 11 avril 2021 recalés par la Céna ont mal agi en n’allant pas quérir les parrainages auprès des élus. Ils auraient dû avoir l’humilité d’aller négocier cette pièce importante un peu comme le fait Marine Le Pen du Front national en France. A Moele-Bénin, a-t-il dit, nous ne conseillons pas à nos responsables de dire que si on nous donne le parrainage, on refuse. Le faire, c’est aller contre la loi et se mettre d’office de côté. Dans cette veine, il estime que c’est le manque d’humilité de certains responsables politiques qui a coûté la disqualification du candidat de leur parti. A leur endroit, il a formulé un immense conseil. « Que l’humilité reste le maître-mot dans nos comportements. Quand nous avons à prendre la parole devant le monde entier, nous devons être humble », a-t-il déclaré. L’invité de la journaliste Angèle Toboula a aussi évalué les quatre années de mise en œuvre du Programme d’actions du gouvernement. Selon lui, il est une réussite totale. Et le bilan infrastructurel  en est une preuve. A titre illustratif, il a cité la route frontière Togo-Boukoumbé-Natitingou longue de 60 kilomètres. Cette infrastructure qu’il appelle ‘’route touristique’’ est la preuve qu’on peut faire bouger les choses au Bénin si on le veut. « Cette route, je l’ai pratiquée quand elle était bosseuse. Aujourd’hui, quand vous y allez, vous aurez du plaisir à rouler », a-t-il informé. Babatoundé Biyao n’a pas manqué de citer les effets induits dans la construction d’une route. A son avis, ils sont multiples. Le premier, c’est l’économie personnelle que fait l’usager, parce qu’il n’a plus de problème de crevaison et de rotule de sa voiture bousillé. Le deuxième, c’est le temps à gagner pour quitter une localité pour une autre. « La route, c’est aussi du social, parce que l’individu dépense moins dans sa santé », a-t-il ajouté.

 

Joël Samson Bossou

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