L’approche d’animation de la vie politique par le Front pour la restauration de la démocratie (Frd) n’est pas du goût du Mouvement population de libération (Mpl), un parti d’opposition. Son président, Sabi Sira Korogoné a dit ses vérités à Valentin Aditi Houdé et Cie sur un média en ligne de la place. Lire des extraits de sa déclaration. 

« Je fais l’effort de ne pas porter de critiques sur ce que les gens de la même obédience politique que moi font. Mais quand l’heure de la vérité sonne, on doit faire l’effort de ne plus la camoufler. Nos compatriotes ont besoin de savoir ce qui s’est passé. Dans une démarche pédagogique, je vais leur expliquer cela. Rendons à César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est Dieu. L’initiative du Collectif devenu Front, c’est d’abord Monsieur Antoine Guédou de la Grande solidarité républicaine (Gsr) et Monsieur Gilbert Edah, président du Parti la flamme renouvelée (Pfr). Le premier parti politique qu’ils sont allés voir, c’était le Mpl pour nous proposer de créer dans un cadre précis, un Collectif de l’opposition pour demander au président de la République de sauter le verrou du parrainage. Nous avons salué la démarche parce que la première rencontre a eu lieu dans mon bureau. Nous avons même mis le siège du parti Mpl à la disposition pour les travaux préparatoires. On s’est donné rendez-vous parce qu’on a décidé d’élargir le groupe. Entre autres, on a identifié la Dynamique unitaire pour la démocratie et le développement (Dud), le Parti pour l’engagement et la relève (Per) de Nathaël Koty. La forme du projet a été un acquis. Il fallait entrer dans le fond. Quelques semaines après, on s’est retrouvé au siège du Mpl pour entrer dans le fond. Monsieur Guédou proposait de constituer rapidement le Collectif et d’organiser une conférence de presse pour nous annoncer. En ce moment, le parti « Les démocrates » n’avait pas encore une existence légale. A la suite de mes aînés qui étaient dans la salle à savoir Bio Bigou Vice-président de la Dud, j’ai dit exactement ceci : « Mes chers aînés, nous avons assez bavardé. Le peuple béninois nous attend au carrefour de son histoire. Oui le collectif, mais un collectif actif. Nous au niveau du Mpl, nous savons de quoi nous sommes capables et de quoi nous ne sommes pas capables. Si on doit porter sur les fonts baptismaux ce Collectif, il ne faut pas que ce soit un nouveau regroupement pour bavarder et ne faire que des conférences de presse. Ce que nous proposons, nous savons ce que nous voulons. Ne soyons pas hypocrites. Nous voulons que la Présidentielle soit inclusive. Pour y arriver, nous savons qui nous avons en face. Celui que nous avons en face ne reculera pas si ce n’est que des conférences de presse. Nous allons peut-être en faire une seule pour dire aux Béninois que nous sommes ensemble désormais et donner un ultimatum au régime. Si l’ultimatum expire et que le régime n’agit pas, nous on va réagir. Quand je l’ai dit, ils ont dit que dans ce cas, ils vont se retrouver avec leurs bases respectives pour analyser nos propositions et nous revenir. Jusqu’à présent, j’attends toujours M. Guédou qui a promis de me revenir ».

 

Transcription :

Abdourhamane Touré

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