Le comportement de l’opposition radicale qui a désigné un duo présidentiel sans pour autant chercher à quérir les parrainages reste anecdotique de l’incohérence qui la caractérise. Le Consultant politique et Expert électoral, Agapit Napoléon Maforikan, en est convaincu. Pour lui, tout le spectacle qu’on a observé de leur part le dernier jour du dépôt des candidatures est la preuve qu’elle n’a jamais été prête pour aller à cette importante joute électorale. Lire des extraits de son analyse sur la chaîne de télévision E-Télé, hier jeudi 04 février 2021.

« Le spectacle que le parti ‘’Les démocrates’’ et le Front de restauration de la démocratie offrent montre qu’on a encore à faire à une classe politique totalement inapte à la l’action et inapte à la pensée prospective. On a eu droit à plusieurs duos en l’espace de moins de 24 heures. D’abord, on nous a annoncé le duo Madougou-Djivo. Ensuite, on a eu droit à Aïvo-Madougou et Aïvo-Mama Sika. En fin de comptes, ce sont deux duos distincts qui se sont présentés à la Commission électorale nationale autonome hier jeudi 04 février 2021 Il s’agit de Madougou-Djivo chez ‘’Les démocrates’’ et Aïvo-Kérékou chez le Fer de Valentin Houdé. Tout cela montre toute l’incohérence de l’opposition. Une opposition radicale qui a fait l’option de constituer des duos sans pour autant quérir les parrainages comme le recommande l’article 44 nouveau de la Constitution du 11 décembre 1990. Le parrainage tout comme le duo sont des nouveautés introduites dans la révision de la Constitution. Cela voudra dire que vous ne pouvez pas choisir l’un et laisser l’autre. En choisissant, cela veut dire que vous vous mettez au-dessus de la loi… »

 

Les démocrates le dos au mur

 

« …A propos du parrainage, Reckya Madougou, a indiqué qu’ils ont voulu mener la démarche, mais certains élus leur ont exprimé leurs réticences. A mon humble avis, on ne doit pas accorder du crédit à ces déclarations. Elles sont celles de personnes qui, le dos au mur, cherchent désespérément un bouc-émissaire pour justifier leur incohérence. Au fur et à mesure que la situation les échappe, ils sont obligés de trouver d’autres éléments de langage pour embrouiller l’opinion. Face à cette manipulation des populations, les partis politiques Union progressiste et Bloc républicain doivent monter au créneau pour clarifier le jeu. Il faut qu’on demande aux ‘’Démocrates’’ les élus qu’ils ont approchés et qui ont opposé une fin de non-recevoir à leur demande. Mais, en attendant cette clarification, je mets des doutes sur ces déclarations de Reckya Madougou, parce que l’un des vice-présidents de ce parti a clairement dit sur une chaîne de radio qu’ils ne comptent pas demander de parrainage. Comment peut-on se fier à ces individus qui veulent diriger le pays et qui ont un tel langage fluctuant ? Comment peut-on croire en la sincérité de ceux qui n’arrivent pas à s’assumer et à assumer leurs choix ? Comment peut-on suivre ces personnes qui ont accepté de constituer un duo et dans le même temps se refusent d’aller quérir le parrainage ? Tout cela n’est pas normal… »

           

Un vrai drame

 

« …Le drame est que leur candidate, qui estime que le Bénin est sous le joug de la dictature, conseille un dirigeant d’un pays qui n’est pas un exemple en matière d’organisation d’élections. Quand elle parle de dictature, c’est une injure à nos institutions. Comment peut-on prendre une telle personne au sérieux au point de lui confier les rênes du pays ? Le minimum de bon sens devrait l’amener à savoir qu’elle n’a pas de leçon à donner à quelqu’un ici. C’est important de lui rappeler qu’elle n’a pas la science infuse. Inconnue au bataillon, elle ne peut pas réapparaître brutalement et dire qu’on est en dictature, sachant bien que c’est d’où elle a débarqué que cela est en vogue. C’est pour dire que les membres de l’opposition radicale sont totalement perdus, et tentent de jouer leur va-tout. Il faut les comprendre. Ce sont les derniers soubresauts d’un animal blessé… »

 

Très facile d’acquérir le parrainage

 

« …C’est très facile d’aller quérir le parrainage. Il suffit d’avoir la posture qu’il faut. Il ne s’agit pas de parler de dictature de parrainage. En France, par exemple, le parrainage existe depuis pratiquement 60 ans. Les conditions se renforcent là-bas. Les candidats cravachent durement pour l’avoir. Pourquoi des Béninois refusent de l’avoir ? Ils sont simplement des paresseux. Ils manquent du minimum d’humilité pour aller à la quête du parrainage… »

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