Le Bénin a célébré hier dimanche 10 janvier 2021, la fête des religions traditionnelles. Invités sur l’émission « 90 minutes pour convaincre » de la R adio nationale, Docteur Mahoussi Théodore Monhidé, sociologue, spécialiste des religions au Laboratoire d’analyse et de recherches religions espaces et développement (Larred) à l’Uac, et Arsène Hountondji, chargé de communication de Daagbo Hounon Tômandjrèhoukpon, dignitaire du culte Vodou à Ouidah ont évoqué les acquis de la célébration de la fête de vodoun au Bénin.

Instaurée en 1992 par l’ancien chef de l’Etat, Nicéphore Soglo et encadré par un décret en 1997 par feu président Mathieu Kérékou, la fête du vodoun est célébrée au Bénin depuis plus d’une vingtaine d’années le 10 janvier de chaque année. Plusieurs acquis sont à l’actif de cette célébration des religions traditionnelles. Selon Docteur Mahoussi Théodore Monhidé, sociologue, spécialiste des religions au Laboratoire d’analyse et de recherches religions espaces et développement (Larred) à l’Uac, la célébration de cette fête a renforcé le syncrétisme religieux et permis la création de beaucoup de cadre de concertation entre les acteurs religieux notamment à l’interne. « Quand nous prenons par exemple les acteurs de nos religions endogènes, il y a le syndicat des vodouns, plusieurs autres associations qui existaient et qui fonctionnaient bien, ce qui fait qu’aujourd’hui,  le désordre qu’on voyait avant et puis l’autre peut détruire son second, ce n’est plus cela. Tout est hiérarchisé », a-t-il expliqué. Il a également évoqué la limitation des dérapages qui s’observaient avec à la clé le Ministère de la culture, qui a pris à bras le corps la gestion des acteurs. « De même, comme acquis, au Ministère de la santé, le problème de dose ou de quantité est réglé au niveau de la pharmacopée parce que c’est un mélange de tout. Sur le terrain du développement, on a constaté que ces religions endogènes, christianisées s’entendent aujourd’hui jusqu’à ce que des fermes existent, des espaces d’écoute et d’orientation existent et cela continue aujourd’hui », a-t-il ajouté. Il a été renchéri par Arsène Hountondji, chargé de communication de Daagbo Hounon Tômandjrèhoukpon, dignitaire du culte Vodoun à Ouidah, qui estime qu’il y a également l’union collective autour des acteurs de ce patrimoine qu’est le Vodoun. « L’autre chose, c’est l’aspect régalien que l’Etat assure quasiment depuis 1997. Chaque gouvernement qui arrive fait un peu de son mieux. Avec Soglo, c’est l’acceptation de l’idée. Ensuite, il y  a eu Kérékou qui a pris le décret avec la loi 97-31. Après cela Boni Yayi a fait de son mieux. Avec la loi 2019-40, les choses se sont améliorées pour que nous ayons un décret d’application suite à l’article 151 paragraphe 1. Il y a déjà eu deux journées de réflexion. A l’étape de Ouidah lors de sa tournée de reddition de comptes, le président Talon disait qu’avant la fin de ce mandat, le décret sera signé. Nous le souhaitons vivement. Ce que nous retenons fondamentalement, c’est une loi qui assure désormais le respect des initiatives. Désormais, une loi nous encadre et nous sommes fiers », a-t-il conclu. Il convient de rappeler que l’émission, a également connu la participation de Michel Adjovi, écrivaine, juriste et auteur de l’ouvrage « Le Vodoun, la forteresse de l’espérance ».

 

L.A

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