Coalition pour la défense de la démocratie:Gilles Gohy dénonce la jalousie et la vengeance de Soglo et Yayi

1
1349




L’association des anciens présidents de la République Nicéphore Soglo et Yayi Boni à la création de la Coalition pour la défense de la démocratie interpelle le politologue Gilles Gohy. Dans cette opinion intitulée : « Jalousie et vengeance : Quand vous nous Aveuglez ! », le Maître-assistant des universités du Cames, dénonce cette posture de ses prédécesseurs à La Marina. Il soutient que ce geste n’est rien d’autre que l’expression de leur jalousie et de leur vengeance car Patrice Talon est en train de réussir « méthodiquement » là où ils ont échoué. Lire l’opinion.
Le président Patrice Talon a, il y a deux ans, ravi la vedette à tous les prétendants à la Marina, en y accédant par un score qui frôle le plébiscite. Certains en ont cherché le quart et ne l’ont même pas eu ! Seul son destin d’homme exceptionnel est à interroger et à admirer, froidement, méthodiquement et objectivement.

a- A considérer froidement les choses, qui l’eût cru ? Seuls les optimistes clairvoyants le pouvaient !
b- Méthodiquement, il peaufina sa stratégie et dut son foudroyant succès à l’immense adhésion de la population soûlée de tant de mensonges et de démagogies pendant dix ans !
c- Objectivement, le Bénin ne pouvait trouver un meilleur président, tant les avantages comparatifs de Patrice Talon, innombrables, supplantaient tous ceux de quelque rival potentiel. Toutes les conditions objectives étaient donc réunies pour qu’il soit là où il est désormais si bien, actuellement ! Il ne peut en être ailleurs !
Comment alors dans ces conditions des jalousies primaires comme celles de Nicéphore Soglo et de Boni Yayi qui échouèrent là où Patrice Talon réussit méthodiquement peuvent manquer ? Seul le contraire pouvait m’étonner ! Mais, le plus gros qui me reste entier dans la gorge est donc l’attitude paradoxale, mais nombriliste de l’ancien président de la République, Nicéphore Dieudonné Soglo qui avait, il y a une vingtaine d’années, toute mon admiration. N’eût été son ego surdimensionné, il aurait été le premier soutien du Président Patrice Talon dont il devait se réclamer trois décennies plus tôt. Mais non ; il en est grandement et maladivement jaloux ! Non pas nécessairement parce qu’il déteste Patrice Talon individu, mais plutôt parce qu’il jalouse et hait Patrice Talon, président de la République, donc Institution ! Tout comme l’autre ancien président de la République, donc Institution passée, Boni Yayi !



Et pour ce faire, ils cautionnent toutes sortes de mensonges, mêmes les plus grossiers. Ils racontent ainsi partout que le président de la République « attaque la Constitution », « affirme s’opposer aux décisions de la Cour constitutionnelle ». Et pour mieux intoxiquer, ils prennent comme exemple la non désignation, par l’Assemblée nationale, des membres du Cos-Lépi ! A moins de prendre les Béninois pour des demeurés ou des débiles, tout le monde sait que ce n’est point le rôle du président de la République. Cette méprise qui est en fait une de leurs nombreuses ruses, illustre bien qu’ils ne sont pas dans un combat d’idéal, mais plutôt dans un combat déloyal bourré de coups bas et de vilénies. Ils font simplement de la politique politicienne nauséabonde et indigne. Je les défie de citer une seule phrase du président Patrice Talon qui s’attaque à la Constitution ou qui le montre affirmer qu’il n’appliquera pas les décisions de la Cour constitutionnelle.

Avec leurs amis, ils s’engoncent dans l’arrogance dilatoire et s’enfoncent davantage dans la démesure en affirmant que « la Constitution du 11 décembre 1990 est l’expression unique de notre vouloir vivre ensemble ». Rien que sur ça ! Mais, s’il en est réellement ainsi, pourquoi, dans la même déclaration, ils clament : « … Nous mettons en garde l’Assemblée nationale contre toute velléité visant à faire remplacer la Lépi par une liste extraite du Ravip ».
Eux qui se disent républicains, pourquoi veulent-ils empêcher l’Assemblée nationale de jouer le rôle que la Constitution (qu’ils entendent pourtant défendre !) lui a pourtant dévolu ? Pourquoi ont-ils peur que l’Assemblée nationale, qui les représente aussi, qu’ils le veuillent ou non, assume ses responsabilités ? Nous évoluons en plein paradoxe ! Dans un passé récent, la gouvernance Yayi vantait la Lépi dont il sait avec eux tous qu’elle n’aura pas été réalisée suivant les normes requises.

Ils crient, depuis un moment, vouloir « redonner la parole au peuple en convoquant d’urgence une Assise nationale des forces vives de la Nation, en vue de redéfinir de nouvelles bases consensuelles de gouvernance du pays ». On constate aisément que ce n’est que la chanson du Parti communiste du Bénin (Pcb) à laquelle on finira peut-être par s’habituer ! Et on dit que l’ancien président Boni Yayi aussi s’y associe ?! Non ! lui au moins n’a pas pu s’associer à cette déclaration. Lui qui s’y est opposé pendant plusieurs années où sa gouvernance était des plus calamiteuses et menaçait l’équilibre du pays, à toute rencontre du genre. Il fait donc preuve de malhonnêteté intellectuelle, triche avec l’histoire en s’associant à une telle revendication.


Et la grosse menace fuse daredare : «…en cas de non satisfaction de ces exigences le peuple béninois, maître unique de sa souveraineté, sera invité à prendre ses responsabilités, conformément à la Constitution ». Wow ! Les putschistes jettent le masque, enfin ! Toutes leurs manœuvres tendant à créer le désordre, l’insurrection dans le pays ayant échoué, ils osent enfin le dire, sans voile. Désormais le peuple sait à qui il a à faire. Il connaît ceux qui perturbent sa quiétude. Le moment venu, il faudra leur demander de mettre leurs enfants et petits enfants dans la rue, au devant des manifestations. Avec ces gens, nous évoluons en pleine incohérence de discours bourrés d’amalgame !

Je crois en avoir assez dit pour montrer qu’au total, ce qu’il s’est passé à Djeffa ce weekend, n’aura été qu’une farce grotesque supplémentaire ! C’est simplement l’Axe du Mal qui, de guerre lasse, entend plonger le pays dans l’anarchie et le désordre.
Il convient donc de crier haro sur les putschistes, ces « has been », vestiges dérisoires d’un passé résolument révolu, qui s’imaginent rêveurs et sauveurs du Bénin. Ce ne sont rien d’autre que des ennemis du développement décidés à paralyser toute la pertinence des actions salvatrices du président Patrice Talon dont ils devraient soutenir la politique, s’ils sont réellement des patriotes soucieux du développement du Bénin !
Bonté divine ! Jalousie et vengeance, quand vous nous aveuglez !!!
Laissez avancer le Programme d’actions du gouvernement (Pag) !
Laissez-nous travailler, Patrice Talon et nous !
C’est ce que J’ai encore pensé !

Dr. Ir. Gilles Expédit Gohy.

Sociologue démographe politologue
Maître-assistant des Universités du Cames
Enseignant chercheur à l’Eneam/Uac

1 COMMENTAIRE

  1. Dr..Gilles Expedit Gohy. Je suis ravis de vous lire.Et reconnaître que le Bénin N est pas bourré d intellectuels tarés ( tordus pour moi) et heureux de savoir que demain ilby aura relève pour sauver ce peuple.

LAISSER UN COMMENTAIRE