La condamnation de Nicolas Sarkozy à une peine de prison de 3 ans dont un ferme au procès des écoutes est une belle leçon de démocratie à Nicéphore Soglo et Yayi Boni. Ces derniers se prévalent de leurs statuts d’anciens présidents pour faire preuve de manque de sagesse.

La condamnation de l’ancien président français, Nicolas Sarkozy au procès des écoutes est la preuve qu’un ancien président peut être condamné. Même si certains acteurs politiques proches ou  non du pouvoir dénoncent cette condamnation, ils reconnaissent néanmoins que nul au-dessus de la loi. La justice a fait son travail loin de la manipulation des opposants. En France, ceux qui s’opposent à la gouvernance Macron ne sont pas montés au créneau pour faire croire à l’opinion, à une chasse sorcières. Ils ont fait confiance à la justice a su se démarquer des pressions manifestes pour rendre son verdict. Le cas français doit faire école au Bénin. Les anciens présidents de la République qui font feu de tout bois, même vert, doivent avoir l’humilité et la sagesse en permettant à la justice de faire la lumière sur certaines affaires. La condamnation de Nicolas Sarkozy au procès des écoutes est donc une belle leçon de démocratie à Nicéphore Soglo et Yayi Boni qui passent le plus clair de leur temps à parler d’une prétendue restauration de la démocratie. En effet, sous d’autres cieux, les événements du 1er et 2 mai 2019 devraient faire l’objet d’interpellation de l’ancien chef de l’Etat afin de permettre à la justice d’identifier les instigateurs de ces événements. Tous ceux qui sont mêlés dans cette affaire devraient répondre de leurs actes.

 

Abdourhamane Touré

 

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