Conférence des cadres de l’Union fait la nation:Idji lance un appel à la gent féminine

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A l’Union fait la Nation, le militantisme n’est pas un vain mot, mais un comportement qui se traduit par la formation des acteurs qui animent la vie du parti. C’est pour cette raison qu’elle entrevoit mettre en place une école de formation. L’annonce a été faite, le samedi 16 juin 2015, par Antoine IdjiKolawolé lors de la Conférence des cadres qui s’est tenue à Premium palace à l’Université d’Abomey-Calavi.

L’Union fait la Nation est résolument motivée à mettre à la disposition du Bénin des cadres techniquement au point et politiquement engagés pouvant lui permettre d’amorcer un développement certain. C’est pourquoi elle s’investit dans le renforcement des capacités de ses militants. Et la création, très prochaine, de son école de formation sera le couronnement d’un long processus amorcé depuis dix ans et qui vise, à terme, à faire de l’Un un parti politique au service de la Nation béninoise. Présidant la Conférence des cadres samedi dernier, le président par intérim de l’Un l’a martelé. « Nous allons mettre sur pied une véritable école de l’Union fait la Nation et constituer des groupes qui vont réfléchir sur les secteurs vitaux comme la Santé, l’Education, l’Agriculture en vue d’aider les gouvernants », a déclaré Antoine Idji Kolawolé. A l’en croire, il s’agira d’un cadre de formation aux valeurs citoyennes et aux techniques de luttes politiques. « Si vous êtes militants Un, vous devez être parmi les meilleurs. Vous devez être exigeants dans vos fonctions. Vous ne devez pas employer un discours trompeur. Vous devez être engagés politiquement », leur a-t-il lancé pour insister sur le rôle du militant cadre Un dans la société. Il n’a pas manqué d’inviter les femmes à s’engager politiquement afin de relever le défi que les hommes leur ont lancé.


« L’Union fait la Nation n’est pas un parti comme les autres. Elle fait la promotion du genre. C’est pourquoi vous, les femmes, devez militer afin que l’Un ait plus d’élues lors des échéances prochaines. Nous ne voulons pas mettre en chantier un club électoral », a-t-il confié. Au total, deux communications ont alimenté les débats. La première s’intitule « L’homme politique et la gouvernance au Bénin : enjeux et perspectives » présentée par l’inspecteur général de police Célestin Chidimè, membre de l’Un. A l’écouter, les attentes du parti vis-à-vis des cadres sont grandes. Et il faut qu’ils soient loyaux, compétents, dévoués pour la cause de la Nation. « Un cadre techniquement compétent sans engagement politique est un danger. Un cadre politiquement engagé sans compétence technique est une perte pour la nation », a-t-il souligné. La deuxième est relative au système partisan et au code électoral et a été présentée par le député Louis Vlavonou.



A son avis, la réforme du système partisan a pour objectif de favoriser la recomposition de la classe politique et d’améliorer la transparence du financement des activités politiques. Avec l’avènement de ce texte de loi, a-t-il dit, seules les personnes physiques seront habilitées à créer un parti politique. « Le nombre de membres d’un parti politique ne doit pas être inférieur à 100 par commune soit 7700 personnes physiques répartis sur toute l’étendue du territoire national. Les partis seront tenus de participer aux élections législatives et locales afin de ne pas perdre leur statut juridique », a-t-il expliqué.

Financement des partis politiques

Parlant de financement des partis politiques, Louis Vlavonou a expliqué que le montant global annuel alloué à cet effet représente 5% des ressources intérieures nationales de l’année précédente. Il a poursuivi en notifiant que ce montant peut être augmenté par décret pris en Conseil des ministres. En cas de diminution des ressources propres du budget général de l’Etat, l’allocation pourra être réduite dans les mêmes propositions. « Les partis qui bénéficieront du financement public de l’Etat doivent avoir au moins 17 députés à l’Assemblée nationale », a-t-il confié.

Djiman Fachola
atterri à l’Un

L’ancien maire d’Adja-Ouèrè n’est plus membre des Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe). Djiman Fachola a rejoint l’Union fait la nation aux côtés de laquelle il entend soutenir les actions du gouvernement. L’annonce de ce départ a été faite, samedi 16 janvier 2018, lors de la réunion des cadres de l’Union fait la Nation. Les raisons selon l’ancien maire d’Adja- Ouèrè sont liées à une mauvaise gestion des ressources humaines au sein des Fcbe.

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