Une relation internationale méthodique et conséquente pour des résultats flamboyants. C’est la posture visiblement adoptée par le gouvernement de la Rupture pour une diplomatie au rendement prolifique. Ainsi, dès 2016 la carte diplomatique a subi une transformation rationnelle dont le retour n’a été que bénéfique pour le Bénin.

La diplomatie béninoise n’a jamais été dynamique comme ce qui se remarque depuis 2016. La gouvernance de la Rupture a donné une nouvelle marque  à la relation internationale béninoise.  Pour annoncer les couleurs, le gouvernement de Patrice Talon s’est intéressé à la carte diplomatique du pays. Dès 2016, le nouveau gouvernement a décidé de fermer sur 39 missions diplomatiques et consulaires que dispose le Bénin dans le monde, « neuf postes seront fermés », notamment « cinq en Afrique, un au Moyen Orient, deux en Amérique et un en Asie ». En Conseil des ministres du 15 juin 2016, le ministre des Affaires étrangères et de la coopération Aurélien Agbénonci a présenté une communication sur le réaménagement de la carte diplomatique du Bénin et le mouvement du personnel diplomatique et consulaire en service dans les représentations du Bénin à l’étranger. En approuvant cette  communication, le Conseil des ministres a décidé que ce réaménagement se traduise par : la fermeture de quelques postes diplomatiques et consulaires, la transformation de certains postes diplomatiques en postes consulaires, le rappel des chefs de mission diplomatique et consulaire (ambassadeurs, représentants permanents, délégués permanents, consuls généraux, etc.,) admis à faire valoir leur droit à la retraite et/ ou qui sont en poste depuis plus de quatre ans, ceux ayant fait l’objet d’un rappel et qui ne sont pas rentrés, ceux ayant dépassé le temps habituel de présence en poste, le rappel, avec effet immédiat, de tout le personnel ayant servi en poste et remplissant les critères de rappel, conformément aux textes en vigueur en la matière et la rationalisation des effectifs par la réduction du personnel technique, administratif et de soutien, affecté, directement du Bénin, en privilégiant le recrutement sur place de cette catégorie d’agents parmi les Béninois de la diaspora, dans le respect des textes en vigueur. Selon le compte rendu de la rencontre hebdomadaire du 15 juin 2016, le Conseil a demandé au ministre des Affaires étrangères et de la coopération de procéder à une actualisation des juridictions des postes diplomatiques et consulaires du Bénin pour prendre en compte et suivre la coopération du Bénin avec les pays concernés par les mesures de fermeture et de réduction du niveau de représentation, une révision de la configuration-type du personnel des missions diplomatiques et consulaires du Bénin,-la suppression, dans certaines missions, de fonctions jugées non indispensables ainsi que des postes d’attaché de défense, à l’exception de la mission permanente auprès des Nations Unies  à New-York qui gère les opérations de maintien de la paix.

Les explications de Pascal Irénée Koupaki

« Le président Patrice Talon a promis dans son projet de société de faire de la démocratie un véritable instrument de rayonnement et de mobilisation de ressources au service du développement. Dans cette perspective, le Conseil, après avoir entendu une communication du ministre des Affaires étrangères et de la coopération, a décidé de procéder à un réaménagement de la carte diplomatique de notre pays. A ce jour, le Bénin dispose de 39 missions diplomatiques et consulaires dans le monde. Neuf (09) postes seront supprimés dont 05 en Afrique, 01 au Moyen-Orient, 02 en Amérique et 01 en Asie. Trois ambassades seront transformées en consulat général, Abidjan, Libreville et Kinshasa. Il s’en suivra le rappel du chef des missions diplomatiques et consulaires admis à faire valoir leur droit à la retraite et qui sont en poste depuis un peu plus de 04 ans. Le rappel de ceux, qui ont dépassé le temps normal de présence au poste sauf décision discrétionnaire du chef de l’Etat. Le rappel du personnel ayant servi en poste et remplissant les critères de rappel. La réduction de l’effectif du personnel en poste, la suppression des postes d’attaché de défense et d’adjoints aux attachés de défense à l’exception des postes qui gèrent les opérations de maintien de la paix ».

Les précisions du ministre Aurélien  Agbénonci en 2020

« Les ambassadeurs sont d’abord des émissaires du président de la République. Toutes les charges dans la République sont des charges précaires et révocables. Ensuite, le président de la République n’a pas fait mystère que, sous lui, nous devions réformer profondément l’Etat. Il ne s’agit pas seulement de la diplomatie. C’est vrai que le réaménagement de la carte diplomatique et son corollaire qu’est la rationalisation de l’effectif du personnel de nos représentations devaient se faire. Cela a été annoncé par étape. Nous devons redéfinir notre manière d’être présent au monde. On ne peut pas utiliser des outils du 17ème ou 18ème siècle pour affronter les difficultés du 20ème siècle. C’est pour cela que nous avons décidé de revoir notre carte diplomatique pour la mettre en consonance avec nos moyens, avec la vision stratégique du président de la République et du gouvernement. Mais aussi avec les priorités qui sont les nôtres aujourd’hui. Vous parlez de chiffres tout à l’heure, je peux vous en donner quelques-uns. Lorsque vous regardez le projet Arch (un programme salué par tous, opposition comme majorité) on se rend compte qu’il nous faut 313 milliards de FCfa pour pouvoir le mettre en place et la phase pilote a commencé. Lorsque vous regardez cette réforme sur la formation technique et professionnelle, à la table ronde, nous nous sommes rendu compte qu’il nous faut un minimum de 300 milliards. Tout cela, ce sont nos ressources d’abord et, ensuite, celles que nous devons mobiliser à l’étranger. C’est tous les secteurs qui subissent une transformation profonde. Il y a des modes de représentation sur le plan international aujourd’hui. Il y a des pays plus riches que le Bénin avec qui nous sommes en relation mais qui n’ont pas d’ambassades à Cotonou. Pourquoi est-ce que le Canada a son ambassade à Ouagadougou? Pourquoi la Suisse a son ambassade à Accra? C’est bien parce que la modalité de la représentation de la multi-accréditation permet à un Etat de maintenir cette relation avec les pays mais en réduisant les charges administratives. C’est pour cela que nous avons décidé dans un premier temps (2016), nous l’avons refait en 2019 et aujourd’hui le moment est venu d’avoir une carte diplomatique très allégée mais renforcée. Nous aurons des pools régionaux (Paris, Washington…). Nous serons présents sur tous les continents. Ce que nous aurons aussi, c’est des ambassadeurs non-résidents qui, à partir de Cotonou avec les moyens, opéreront. J’ai donné l’exemple de la Suède dont l’ambassadeur est résident dans la capitale Stockholm mais qui agit ici avec efficacité. J’ai donné l’exemple des ambassadeurs thématiques (l’eau, le climat…) que nous n’avons pas encore.  C’est une modernisation de l’outil. On ne peut pas baser notre diplomatie sur des dogmes qui sont dépassés, sur des modes de représentation qui ne sont plus efficaces. Je me suis entretenu avec plusieurs de mes homologues notamment celui de Singapour qui m’a montré la manière dont ce pays est arrivé à avoir une machine diplomatique efficace avec moins d’ambassadeurs à l’étranger. Cela coûte cher. En 2017, nous avons rappelé à Cotonou une centaine d’agents mais personne ne l’a ressenti ici parce que nous avons rationalisé les procédures ».

(Suite dans la prochaine parution)

Bienvenue AgbassaganJournée internationale de la femme Les avancées du Bénin en matière de promotion de la femme célébrées à BopaLa maison des jeunes de Bopa, dans le département du Mono a abrité hier mardi 08 mars 2022, les manifestations officielles de la Journée internationale de la femme. Occasion pour Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la microfinance, d’exposer les avancées en matière de promotion de la femme.Pour soutenir l’action de ces femmes et encourager les citoyens béninois à s’investir pour la protection de l’environnement, les officiels venus massivement à Bopa pour la circonstance, ont démarré les manifestations par la mise en terre de plans au Lycée technique professionnel de Bopa. Au cours de la cérémonie, les intervenants ont salué les avancées du Bénin en matière de protection et de promotion des droits des femmes et surtout les actions d’autonomisation économique entreprises à leur endroit. Si Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutif de l’Inf est intervenue pour rappeler à l’assistance les attributions de cette institution dont elle est aux commandes de l’administration, et rassurer l’opinion publique de la ferme détermination du Bénin à donner à la femme une place de choix, le ministre José Tonato, quant à lui, vantera les mérites de celles-là qui s’investissent dans les actions de protection de l’environnement. Au nom des Partenaires techniques et financiers, Isabelle Le Guellec, a dit son admiration de cette volonté politique concrétisée du gouvernement béninois avec les institutions à faciliter la vie aux femmes et à leur assurer leurs droits. Son engagement a été renouvelé à accompagner le Bénin sur cette lancée. La ministre Tognifodé, dans son intervention a rappelé les actions du gouvernement qui ont permis d’atteindre le niveau actuel en matière du respect des droits et l’autonomisation économique de la femme. « Si au cours des cinq dernières années, la situation des femmes a connu de fortes évolutions, il subsiste encore des inégalités entre les hommes et les femmes dans notre pays, y compris dans les secteurs clés comme l’environnement, l’artisanat, l’agriculture alors qu’elles constituent la majorité de l’effectif de la main d’œuvre dans ces domaines », va indiquer la ministre avant de souligner la portée du thème « Égalité aujourd’hui pour un avenir durable » de la célébration de cette année à travers lequel la communauté internationale a voulu inviter les gouvernants à revoir leur approche de planification et leurs politiques  sur le changement climatique intègrant davantage les besoins des femmes et des filles.« Ce sera un pas de plus franchi vers une égalité sans réserve de la femme et de l’homme parce que dans les situations de changement climatique, de risques de catastrophes, les personnes vulnérables notamment les femmes, les filles et les enfants sont plus touchés », si le Bénin y parvient, selon la ministre. Elle a également indiqué que « la journée du 8 mars seule ne suffit pas pour faire aboutir la lutte des femmes pour leurs droits : l’action doit être quotidienne, le combat permanent pour sécuriser nos acquis et continuer à rassurer les hommes que la lutte pour les droits des femmes ne les met aucunement en danger ». L’édition de cette année a connu la présence de plusieurs personnalités de la République venues célébrer la femme, à l’invitation de Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la microfinance. Mariam Chabi Talata, vice-présidente de la République du Bénin a été une invitée spéciale de cette célébration. José Tonato, ministre du Cadre de vie et de développement durable ; Mathurin Nago, ancien président de l’Assemblée nationale ; des députés à l’Assemblée nationale, natifs du Mono ; l’ancien ministre Mahugnon Kakpo ; la secrétaire exécutive de l’Institut nationale de la femme ; des Partenaires techniques et financiers ont marqué leur présence à cette cérémonie. 
Félicien Fangnon

Des femmes émerveillées par l’exposition des trésors royaux Des associations de femmes ont été émerveillées par l’exposition des trésors royaux exposés pour la première fois au Bénin à la présidence de la République après leur restitution par la France. En effet, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme édition 2022, plusieurs associations de femmes béninoises et nigérianes ont visité l’exposition « Art du Bénin, d’hier et d’aujourd’hui, de la restitution à la révélation » hier mardi 08 mars 2022, au palais de La Marina. Elles apprécient.Drusille Fagnibo, artiste-peintre et réalisatrice de la fresque murale des amazones de l’Expo Art du Bénin : « J’ai pu avoir la chance de réaliser ma première fresque »
« J’ai pu avoir la chance de réaliser ma première fresque. C’est une œuvre qui parle des Amazones du Bénin, du 18ème au 21ème siècle. On a donc voulu représenter les Amazones du passé et du présent qui sont nos femmes militaires d’aujourd’hui. D’abord, il faut dire qu’elles n’ont pas choisi le nom d’amazones. On leur a donné ce nom à cause de leurs forces et de leur courage. Elles étaient motivées et prêtes à défendre leur pays, leur roi et leur population. L’œuvre devrait, notamment montrer les femmes Amazones dans leurs actions. Une partie de l’œuvre a été cachée. Pour l’exposition, on a voulu montrer trois dames qui représentent le passé et le présent en mettant l’accent sur leur force et pas uniquement la force physique. Elles ont une force en elles qui leur permettait de faire n’importe quoi. Elles ne sont pas vulnérables à cause de leur force physique. Ces trois dames, c’est nous. Puis que, je n’ai pas voulu donner un nom à chacune d’elle. Chacun doit se retrouver dans cette œuvre. Je ne suis pas une militaire, mais je me considère comme une militaire quand je dois affronter une situation de la vie. Donc, j’aimerais que chacun se retrouve dans cette œuvre, pas seulement les dames, mais aussi les hommes qui soutiennent la cause des femmes puisque c’est ensemble qu’on peut trouver un équilibre sur cette terre. Parce que, nous, femmes avons encore beaucoup d’efforts à faire. De même que les hommes mais c’est en marchant ensemble qu’on peut faire mieux. Quant aux dimensions de l’œuvre, elle fait 27 mètres sur 28 mètres. »
Felicienne Ahouêhoumê, présidente du Collectif des associations et groupements professionnels des artisans de Porto-Novo : « Je lis sur tous les visages que la journée a été belle »
« Il ne sert à rien d’être Béninois ou Béninoise sans comprendre les nécessités et les histoires de son pays. C’est en cela que nous sommes comblées. Je lis sur tous les visages que la fête a été belle. Merci au président Patrice Talon de nous avoir accordé cette journée, une journée formidable pour les femmes. » Ida Florence Kintossou Akplogan, restauratrice et informaticienne : « Je me sens très fière d’être béninoise »
« J’ai un sentiment de fierté. Je me sens très fière d’être Béninoise ainsi que des oeuvres exposées. A travers les 26 trésors royaux, j’ai pu percevoir que nos ancêtres avaient, énormément, de talents. C’était des artistes, des artisans, extrêmement, doués et talentueux. Je me demande ce que fait notre génération d’aujourd’hui pour leur rendre hommage. Parce que je ne nous sens pas aussi fort que nos ancêtres. Ils ont été très valeureux et c’est dommage qu’on nous ait caché ça pendant très longtemps. Mon sentiment de fierté m’amène à me sentir très forte. De même, je me suis rendu compte que les artistes contemporains ont aussi de talents. Ils savent valoriser notre culture. »
Makiath Bouraïma Hounkpè, dentiste : « … j’ai été impressionnée par le trône de Cana »
« Je dirai que j’ai été impressionnée par le trône de Cana. Les détails, la finition, le travail est formidable. On ne croirait pas que c’est quelque chose qui a été faite il y a des années et des années en arrière. Franchement, c’est bluffant. Je ne m’attendais pas du tout à ça et j’étais été émerveillée. Je pense que c’est notre fierté et qu’on devrait être nombreux à venir visiter les trésors royaux. C’est simulant, c’est motivant, cela donne envie de mieux faire ».
Ola Ojukwu, présidente de l’association Nigerians in diaspora organization women wing in Benin: « C’est magnifique ce que nous avons vu ici »
« C’est magnifique ce que nous avons vu ici. Je n’ai vu de pareilles expositions que dans le monde occidental. C’est la première fois que je découvre une telle exposition en Afrique. A travers les différentes œuvres, on voit comment l’histoire du Bénin est retracée et cela témoigne de qui nous sommes. Je suis très fière d’être Africaine. Beaucoup diront qu’on aura plus besoin de voyager pour voir ailleurs ce que nous voyons ici chez nous. C’est formidable de voir un chef de l’Etat en train de penser à l’Afrique. C’est le moment pour nous de commencer à rêver, car nous avons ici à la présidence de la République du Bénin ce que les autres peuvent prendre l’avion pour venir visiter. »
Propos recueillis par Déo-Gratias Zinsou (Stag)

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