Le président Nicéphore Soglo a, dans un entretien accordé à un journal de la place et diffusé sur les réseaux sociaux cette semaine, critiqué la gestion du président Patrice Talon, et traité sa candidature pour un second mandat d’aveu d’échec. Le chef de l’Etat selon lui, n’aurait pas réussi son mandat, sinon il ne serait pas à la quête d’un second. Le raisonnement du président-maire est suspect et contestable à plusieurs titres. Constitutionnellement, Patrice Talon peut se permettre de rempiler. De plus, s’il aime vraiment son pays, il ne peut pas s’arrêter en si bon chemin. Mieux, dans un régime démocratique, c’est le peuple qui choisit ses dirigeants. Dans le cas d’espèce, le 11 avril prochain, ils sont appelés à apprécier la gestion du régime Talon, et éventuellement lui accorder un second mandant ou non. Ce n’est donc pas le rôle d’un ancien président de leur dicter la marche à suivre. Surtout que dans une de ses anciennes vidéos qui circule sur le net, le premier président béninois de l’ère du Renouveau démocratique avait reconnu la nécessité du second mandat pour parachever les réformes et asseoir la bonne gouvernance. Mais au-delà de tout ceci, la sagesse ne voudrait-elle pas qu’en tant qu’ancien chef de l’Etat, le président Soglo prenne davantage du recul, et fasse preuve de hauteur et de recul dans ses interventions ? Etant donné qu’il connaît les exigences de la fonction.

 

Jean-Paul Mahugnon

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here