Bâti suivant l’exemple des pays occidentaux, le modèle démocratique en Afrique est à repenser. C’est, sans ambages, la péroraison que Maître Martin Hounkanrin a eu le dimanche 29 novembre 2020 sur l’émission « L’entretien » de la chaîne de télévision E-Télé.

« Au lieu de copier et coller les pays qui ont déjà évolué, nous devons contextualiser la démocratie en fonction de nos us et coutumes ». C’est la forte conviction de maître Martin Hounkanrin. Sur l’émission « L’entretien » de la chaîne de télévision E-Télé dimanche 29 novembre 2020, il a défendu sa théorie selon laquelle les pays africains ne font pas encore de la démocratie, mais sont en apprentissage démocratique. Puisqu’ayant des modèles démocratiques calqués sur ceux des pays occidentaux. A l’en croire, de tels systèmes qui n’assurent pas le minimum social commun ne sauraient favoriser un réel développement. « Un système qui entretient la corruption, qui fragilise notre vivre-ensemble, qui brise la fraternité, divise les communautés n’est pas à entretenir », a-t-il diagnostiqué. L’analyste politique reste, toutefois, optimiste et estime qu’il est possible de concevoir un système qui peut permettre de mieux vivre la fraternité en Afrique. Dans cette veine, il a insisté sur la nécessité que les us et coutumes soient imprimés dans les consciences des enfants et qu’ils sachent qu’ils ont un pays qui a des limites. Cela, par l’éducation. « Nous ne sommes pas encore au stade de gouvernance pour le développement de nos Nations Nous devons améliorer nos textes et inculquer à la jeune génération nos valeurs, déjà dans les berceaux. Que les parents consacrent du temps à l’éducation de leurs enfants et que le civisme soit suffisamment développé à l’école », a-t-il souhaité. L’invité de Angèle Toboula et Théodule Hounsa s’est aussi prononcé sur le mandat unique que le président Patrice Talon avait promis de constitutionnaliser. A son avis, c’était une occasion inouïe que la classe politique n’a pas su saisir pour régler certains problèmes de gouvernance. Avec le mandat unique, a-t-il martelé, le Bénin deviendra un pays phare. Raison pour laquelle, convaincu que le président Patrice Talon briguera un second mandat en 2021, il a confié sa détermination à le soutenir dans ce sens. « S’il revient, je ferai partie de ceux qui vont le soutenir pour qu’il instaure le mandat unique », a promis le juriste.

 

Joël Samson Bossou

 

 

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