Au terme du processus d’enregistrement des candidatures pour l’élection présidentielle du 11 avril 2021, le président de la Commission électorale nationale autonome (Céna) a tenu un point de presse dans les locaux de l’institution. On y retient que 20 déclarations avec différentes irrégularités. Il en a profité pour dévoiler la suite du processus. Lire sa déclaration.

« Nous voici arrivés au terme du processus d’enregistrement des déclarations de candidatures de ceux de nos concitoyens qui veulent pendre part à l’élection présidentielle du 11 avril 2021. A l’issue de ce processus d’enregistrement, nous avons noté que 20 déclarations ont été faites par des candidats qui se sont présentés pour certains en duo, pour d’autres de façon unique. Nous avons aussi noté que parmi ces 20 déclarations de candidatures, il y a des déclarations qui ne comportent pas de parrainages. Nous allons procéder à l’examen de ces déclarations quant à leur recevabilité. Après cet examen, nous allons porter à la connaissance des candidats concernés, les insuffisances qui ont été relevées dans leurs dossiers de déclaration de candidature. A charge pour eux, de remédier à ces insuffisances dans les 72 heures qui suivront ces lettres de notification. Nous avons voulu tenir ce point de presse pour tenir l’opinion de l’évolution du processus et en attendant, l’organisation d’un autre point de presse au cours duquel nous allons entrer dans les détails des dossiers acheminés à la Céna. Je voudrais remercier les professionnels des médias pour être restés avec nous pendant près de cinq jours avec les difficultés ».

 

Propos recueillis par Angèle Toboula

Article 41 du Code électoral : La déclaration de candidature comporte les nom, prénoms, profession, date et lieu de naissance ainsi que l’adresse complète du ou des candidats. Elle doit être accompagnée de :

 

– une quittance de versement, au Trésor public, du cautionnement prévu pour l’élection concernée ;

 

– un certificat de nationalité ;

 

– un bulletin n° 3 du casier judiciaire datant de moins de trois (03) mois ;

 

– un extrait d’acte de naissance ou toute pièce en tenant lieu ;

 

– un certificat de résidence ;

 

– un quitus fiscal des trois (03) dernières années précédant la date de dépôt  de candidature et attestant que le candidat est à jour du paiement de ses impôts ;

 

– les parrainages recueillis sur les formulaires nominatifs mis à disposition des élus concernés par la Céna, pour les candidats à l’élection du président de la République.

 

En outre, la déclaration de candidature mentionne la dénomination ou le logo du ou des candidats.

Un récépissé provisoire comportant le numéro d’enregistrement est délivré immédiatement au déclarant.

La Céna dispose d’un délai de huit jours après la délivrance du récépissé provisoire pour statuer sur la validité des candidatures.

En cas d’insuffisances constatées, la Céna les notifie au candidat ou au parti politique concerné et l’invite à y remédier dans un délai de soixante-douze heures ouvrables à compter de la date de notification.

A l’expiration du délai de huit jours prolongé, le cas échéant, des soixante-douze (72) heures ouvrables indiquées au présent article, la Céna délivre un récépissé définitif de validation de candidature aux candidats ou aux partis concernés et publie leurs listes.

 

 

La mauvaise inspiration de ReckyaMadougou

« Un grand jour pour notre pays. Nous avons bravé la peur ». Ainsi a déclaré ReckyaMadougou après le dépôt de sa candidature à la Commission électorale nationale autonome (Céna) hier, jeudi 4 février 2021. Mais de quelle peur parle-t-elle la présidente du duo du parti « Les démocrates » ?, se sont interrogés les Béninois. Ancienne ministre de Yayi Boni et conseillère spéciale du président togolais Faure Gnassingbé, ReckyaMadougou n’est pas qualifiée pour parler de peur aujourd’hui sous le Nouveau départ. Pour sa gouverne, elle n’a servi que des régimes dictatoriaux aussi bien au Bénin qu’au Togo. Sous son ancien mentor qui l’a appelé deux fois dans son gouvernement, c’était des velléités de nature à réduire au silence les grandes gueules de la République ; ceux-là qui tenaient à la liberté d’expression et de réunion comme la prunelle de leurs yeux. Heureusement que ces derniers, contre vents et marrées, ont résisté avec différentes initiatives qui ont fini par payer avec le retranchement du régime. Mieux, le siège de la peur, c’est à quelques encablures du Bénin où elle monnaie son savoir-faire et ses connaissances en ce moment. De père en fils, les différents régimes se sont illustré maîtres dans l’art. Au regard de tout ceci, elle est donc mal placée pour donner de leçon de peur. La course à La Marina ne doit pas être une occasion pour dire des insanités. Au Bénin, personne n’est intimidé par qui que ce soit ou pour quoi que ce soit si les lois de la République sont respectées.

 

A.T.

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here