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En panne de projet de société pour la Présidentielle du 11 avril:Le parti « Les Démocrates » dans la dynamique de 2019

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Au fur et à mesure qu’on s’approche de la fatidique échéance du dimanche 11 avril 2021, la formation politique ‘’Les démocrates’’ étale son incapacité à véritablement s’affirmer sur le terrain politique. En panne de projet de société pour aller à la perche des électeurs, Eric Houndété et compagnie ont recours à la violence pour perturber le bon déroulement de l’élection présidentielle.

Alors qu’il se donne le statut de parti d’opposition à la suite de sa reconnaissance légale, la formation politique ‘’Les démocrates’’ se présente aujourd’hui comme un géant au pied d’argile. Et pour cause ! Le parti, ne disposant pas de projet de société, a jeté son dévolu sur la diversion. En effet, au lieu de se conformer aux textes pour avoir leur existence légale et prendre part aux législatives en 2019, Eric Houndété et Cie étaient restés enfermés dans une logique de contestation des réformes. Cela, en dénonçant leur propre signature après l’obtention d’un accord pour trouver les solutions politiques aux difficultés qui se posaient. Le but visé à travers ces manœuvres est de provoquer un blocage. Ce schéma n’ayant pas abouti, ils ont recouru à la violence en instrumentalisant des jeunes. A la surprise générale, ils ont accompli les mêmes formalités qu’ils refusaient d’accomplir un an plus tôt. Maintenant, en panne d’inspiration, ils embouchent la même trompette de contestations de réformes pourtant validées et désormais effectives. Cela, en sachant pertinemment que leur posture est sans impact. Et c’est là où on perçoit que leur seul projet de société, sachant qu’ils ne peuvent l’emporter face à un Talon aujourd’hui très populaire, est d’essayer de provoquer des violences comme en 2019.

 

Tout comme en 2019

 

Dos au mur, Eric Houndété et Cie n’avaient trouvé une autre alternative que de provoquer une crise politique avec en toile de fond des violences qui ont émaillé le bon déroulement des Législatives de 2019. A Tchaourou, ville natale de l’ancien président Yayi Boni, président d’honneur du parti ‘’Les démocrates’’, des manifestations violentes ont empêché la tenue du vote dans le centre de la ville. A Parakou, grande ville du nord du pays, des urnes sont brûlées. Le vote n’a pas pu avoir lieu dans 39 arrondissements sur les 546 que compte le pays, des bureaux de vote ont été saccagés, des affrontements entre manifestants et forces de sécurité soldés par deux morts ont été enregistrés. Malgré l’incitation à la désobéissance des leaders de l’opposition, les élections législatives ont eu lieu et les députés ont été installés. S’ils ont mordu la poussière en 2019, à un moment où la cote du régime du Nouveau départ n’était pas aussi reluisante, ce n’est pas maintenant où les résultats sont éclatants qu’ils réussiraient. Les populations comprenant mieux désormais la philosophie du chantre de la Rupture, sait aussi que ces leaders « Démocrates » ne veulent pas rompre avec les vieilles habitudes. Ils avaient déjà remis le couvert, quelques jours après la reconnaissance légale du parti. La formation politique ‘’Les démocrates’’ après s’être associée à d’autres partis de l’opposition pour la création du Front pour la restauration de la démocratie, est revenue à la charge avec un chapelet de revendications. Ils ont exigé entre autres, l’application immédiate des arrêts de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples demandant le maintien de la Constitution du 11 décembre 1990, l’organisation d’un dialogue inclusif de tous les acteurs de la vie politique aux fins de déterminer de façon consensuelle les modalités d’une élection pacifique et démocratique, l’abrogation de toutes les lois liberticides votées au Parlement pendant le mandat du président Patrice Talon notamment la loi n° 2019-40 du 7 novembre 2019 modifiant la Constitution du 11 décembre 1990, la loi 2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral instituant le parrainage et la loi règlementant les droits de grève. De même, ils ont insisté sur le respect des droits et libertés fondamentaux garantis par la Constitution et par les conventions internationales, le retour de tous les citoyens béninois contraints à l’exil, la libération des prisonniers politiques et l’audit de la Liste électorale permanente informatisée de manière consensuelle. Or, les notes attribuées au Bénin par les structures de notation internationale en matière de bonne gouvernance rassurent de la bonne santé du pays sur tous les plans. Le Bénin n’a donc aucun problème de démocratie, les institutions de la République marchent normalement. Les Béninois jouissent de la liberté d’expression et d’aller et de venir. C’est dire donc que ‘’Les Démocrates’’ ne sont pas dans la dynamique d’une élection présidentielle apaisée. Mais il n’y a aucune chance pour eux, car le pouvoir sait qu’il doit garantir la sécurité aux paisibles populations. Aucune pagaille ne devra donc être tolérée.

 

Odi I. Aïtchédji

 

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