Dans le cadre de l’organisation de la Présidentielle du dimanche 11 avril 2021, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a lancé depuis le 1er février 2021 l’enregistrement des déclarations de candidatures. Si au cours de la première journée, deux candidats ont franchi les portes de l’institution chargée d’organiser les élections au Bénin pour le dépôt de leurs dossiers de candidatures, la deuxième journée n’a connu aucune déclaration de candidature.

Dans le cadre du dépôt des candidatures à la  Présidentielle du 11 avril  prochain, les grosses cylindrées comme  Patrice Talon ou Alassane Soumanou « Djimba » se font toujours attendre au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna). Depuis lundi 1er février où le top est donné, la Céna n’a pu enregistrer que deux candidatures: celle de Patrice AgoSimènou et de GaniouSoglo. La journée du mardi 2 février 2021 n’a connu aucun enregistrement de candidatures. Cette situation n’est pas nouvelle dans l’histoire politique du Bénin, quand on sait que les potentiels candidats ont toujours attendu la dernière minute pour se manifester à la Céna. Créant ainsi quelques émotions. Certes, contrairement aux élections antérieures, de nouvelles dispositions légales régissent  l’organisation des élections, mais cela ne saurait justifier la situation actuelle. La loi n°2019-40 du 07 novembre modifiant la loi n°90-32 du 11 décembre portant Constitution de la République du Bénin et celle n°2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin ont institué le parrainage. Désormais, le parrainage de 16 élus (maires et/ou députés), soit 10% des élus (maires et/ou députés) est requis pour toute participation à une élection présidentielle. Ce qui a laissé couler beaucoup d’encre et de salive. Mais légalement, les potentiels candidats ont encore 48 heures pour se manifester. Ceux sélectionnés subiront ensuite un examen médical pour lequel les médecins assermentés sont déjà retenus et prêteront serment dans les prochaines heures devant les sages de la Cour constitutionnelle.

 

Léonce Adjévi

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