Le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, Gaston Dossouhoui, a procédé mardi 04 mai 2021, au lancement d’une étude sur l’évaluation des potentialités fourragères pour le compte du Bénin. L’objectif est de trouver des solutions durables à l’élevage des ruminants qui, depuis quelques années est confronté à de sérieuses difficultés dans la sous-région ouest-africaine du fait de l’état de plus en plus dégradé et incertain des ressources pastorales. Depuis quelques années, l’élevage des ruminants est confronté à de sérieuses difficultés dans la sous-région ouest-africaine. Et c’est pour trouver des solutions durables à cette situation qui n’est pas propre au Bénin et qui affecte malheureusement la productivité du bétail qu’une étude sur l’évaluation des potentialités fourragères pour le compte du Bénin a été lancée le mardi 4 mai 2021. Selon le directeur de l’élevage, Yao Akpo, l’atelier permettra au terme de l’étude, l’obtention d’une cartographie complète des ressources alimentaires pour le bétail en fonction des zones agro-écologiques et des pôles de développement agricoles avec un accent particulier sur les différentes Communes dont les ressources restent encore mal connues. Les données générées par cette étude aideront dans la mise en œuvre du Projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants (Proser) et du Projet d’appui au développement des filières lait et viande et à la promotion des entreprises d’élevage (Prodefilav-Pel). Présent à cette rencontre, l’organisation des producteurs du Bénin en général et celle des éleveurs en particulier par la voix du président Pnoppa-Bénin, Arouna Lawani, s’est réjoui du démarrage de cette étude tant attendue depuis l’atelier de cadrage méthodologique de mars 2020 qui a annoncé les espoirs de doter le Bénin et la sous-région d’un outil précieux d’aide à la prise de décision en matière de gouvernance et de gestion durable des ressources pastorales. Le représentant résident de l’Union économique et monétaire ouest africaine au Bénin, Yawovi  Bathassia a abondé dans le même sens. Il a fait savoir que le gouvernement, à travers le ministre de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche, pour l’aboutissement des formalités de mise en œuvre de l’étude sur l’évaluation des potentialités fourragères du Bénin, a déclaré qu’en apportant 300 millions de FCfa dans ce projet, l’Uemoa affiche sa ferme volonté d’accompagner les trois pays côtiers à savoir le Bénin, le Togo et la Côte d’Ivoire dans la recherche durable des solutions contre ce phénomène. Pour sa part, le ministre Gaston Dossouhoui a rappelé le contexte dans lequel intervient cette étude où le Bénin a fait le choix de la sédentarisation des élevages de ruminants. Il se réjouit de ce que « le Bénin va poser, à travers cette étude, un pas décisif dans sa marche vers une meilleure gouvernance et une gestion plus rationnelle de ses ressources pastorales relevant des pâturages naturelles, de la vaine pâtures et des espaces aménagés ». Il a par ailleurs invité les acteurs à plus de détermination et d’engagement afin que cette étude puisse aboutir à des solutions durables.

 

L. A

 

 

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