Comme chaque année, la fête de l’igname va se célébrer le samedi 15 août 2020 à Savalou. Grand rendez-vous culturel et cultuel qui donne l’occasion à de nombreux touristes et sympathisants de la localité de se rendre dans la Cité des Soha, la célébration de cette fête cette année ne se fera pas comme les années antérieures en raison de la pandémie du Coronavirus.
L’igname sera à l’honneur demain, samedi 15 août à Savalou. Contraire-ment à la pratique qui a cours dans la Cité des Soha, il n’y aura pas de manifestations festives, sportives et politiques à cause de la crise sanitaire que travers le pays. Selon le maire de Savalou, Dèlidji Houindo, la fête de l’igname de cette année sera particulière. « On ne peut pas refuser que les gens manifestent leur joie puisque c’est leur fête nationale. Et nous avons laissé juste une petite ouverture qui est de leur permettre de festoyer en fa-mille sans laisser une ouverture au public », a fait savoir l’édile. Il a pour-suivi en disant qu’en respect des mesures barrières exigées par le gouverne-ment, des dispositions sont prises dans la Commune pour éviter la propagation du virus surtout en cette fête de l’igname. « Nous avons relayé ces me-sures dans la Commune de Savalou, surtout que nous avons des manifesta-tions en vue. Cela nous a amené déjà à faire passer des communiqués pour éviter tout attroupement. Pas de manifestations festives, sportives et poli-tiques. Autrefois, à l’occasion de cette fête, la variété d’igname appelée « La-boco » est célébrée après les rituels qui attirent des centaines de curieux. L’événement se déroule au palais royal où l’on donne le top de la consom-mation du tout premier tubercule récolté par les paysans. Cette année, la seule manifestation que nous sommes en train de vouloir fêter est une cérémonie cultuelle, une cérémonie de purification. Nous n’avons pas un roi mais nous avons quand même des sages qui peuvent exécuter ces rituels. Les rituels qui ne seront pas ouverts au public », a précisé Dèlidji Houindo. La première autorité de la ville de Savalou, a invité les sympathisants de la fête de l’igname à la patience, espérant que les éditions prochaines se dérouleront dans la liesse habituelle. Car, selon lui « il faut d’abord veiller au bien-être collectif », a-t-il ajouté.
Patrice Zoundé (Stag)

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