Le parti « Les démocrates » a perdu la bataille de la Présidentielle du 11 avril 2021 mais continue toujours sa diversion. Sa dernière sortie médiatique en date du jeudi 11 mars au cours de laquelle la formation politique de l’opposition est revenue sur la date de la fin du mandat du président Patrice Talon, de sa prestation de serment et de l’organisation d’un dialogue national avant l’élection est un vrai défi à la démocratie.

« Les démocrates » ne savent plus à quel Saint se vouer. A force de cacophonie et d’incohérences, ils ont fini par convaincre l’opinion publique nationale de leur impuissance quasi pathétique face à la machine Talon. Raison pour laquelle, au lieu de se faire préoccuper de mettre en place une stratégie politique plus efficace pour contrer les ambitions du pouvoir en place, ils se laissent aller à la critique facile, à la diversion accusant les organes de presse d’être à la base de leur malheur. Pur défaitisme ! Si non comment comprendre que l’ancien ministre Alassani Tigri tiennent devant micros et caméras, par exemple, que le président Patrice Talon doit passer service le 5 avril 2021 et qu’il n’y aura pas d’élection sans l’opposition. On entend ces balivernes, on tombe des nues. De quelle Constitution l’ancien secrétaire général du général du gouvernement fait-il référence ? En effet, la question du passage de témoin entre le président Patrice Talon et son successeur est déjà réglée dans la Constitution du 11 décembre 1990 révisée. La loi fondamentale indique notamment dans l’article 157-3 que le mandat du président de la République en exercice s’achève à la date de prestation de serment du président de la République élu en 2021 à 00 heure. A partir de cet instant, tout discours qui tend à remettre en cause cette disposition serait en flagrante violation des lois de la République.

 

Reckya Madougou : pas d’embastillement injuste

 

On perd aussi ses repères quand le conférencier Alassani Tigri indique que l’arrestation de Reckya Madougou a été injuste et s’est faite en violation des lois béninoises et de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. De quelle Constitution et de quelle Charte parle-t-il? Ces questions méritent qu’il y réponde. Il s’agit là de propos qui souffrent d’objectivité et suffisamment graves surtout que l’affaire est en instruction devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Au lieu de regarder là où ils ont trébuché, Eric Houndété et Cie préfèrent voir là où ils sont tombés. Ils doivent avoir compris à leur corps défendant le prix de la désunion, des divisions et des luttes intestines contre productives. Sinon ce n’est pas à l’ancienne ministre Reckya Madougou qu’un parti rempli de personnes expérimentées confierait ses destinées pour des échéances aussi importantes que la Présidentielle. Le parti paie aujourd’hui le prix de ses mauvais choix. Au lieu de le reconnaître, la candidate recalée a préféré se lancer dans des initiatives très peu recommandées. Le Bénin étant un Etat de droit, chacun doit pouvoir répondre de ses actes devant les juridictions compétentes.

 

Accusations à tort

 

Au lieu de tirer leçon de ses échecs, le parti « Les démocrates » a comme il en a l’habitude tôt fait de trouver des bouc-émissaires. Si ce n’est pas une prétendue cabale médiatique, c’est un soi-disant conditionnement de l’opinion, de déstabilisation  de l’opposition et de fragilisation des « démocrates » qui sont agités. Qu’a le parti « Les démocrates » en réalité, pour lui en vouloir si tant ? La pseudo opposition doit maintenant s’assumer. Accuser ouvertement des personnalités et parler de chasse aux sorcières après ne fait plus mouche au Bénin. Tout propos qui jette de discrédit sur une personnalité doit être prouvé. Dans ce cadre, la déclaration du président-maire Nicéphore Soglo le 28 février 2021 à Golden Tulip de Cotonou, sur l’ancien ministre Moudjaïdou Soumanou doit être prouvée. En la matière, l’ancien ministre Alassani Tigri, aurait pu décliner l’offre du piètre spectacle auquel il s’est adonné jeu di 11 mars 2021. Quant au président Nicéphore Soglo pour qui il se préoccupe, il est une personnalité assez responsable. Il saura comment s’y prendre pour répondre devant le juge lors du procès intenté par les enfants de l’ambassadeur Moudjaïdou Soumanou.

 

Jean-Paul Mahugnon

 

 

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