L’opposition béninoise se caractérise par des divergences en son sein et son incapacité de tirer leçon de ses échecs pour participer aux différentes élections précédemment organisées. Pour montrer les insuffisances que cette frange de la classe politique continue d’étaler à quelques semaines de la Présidentielle du 11 avril prochain, François Xavier Noumon, chroniqueur et Alphonse Moïse Soudé, journaliste, étaient les invités de l’émission spéciale de la chaîne de télévision privée E-Télé hier mardi 9 février 2021.

« On n’a jamais vu Reckya Madougou les 3 ou 4 derniers mois dans un quelconque combat. Cela n’étonne pas que son discours soit discordant de celui de Eric Houndété, président du parti « Les démocrates » voire celui de son président d’honneur. Je pense que chacun d’eux a son agenda dans ce jeu. Boni Yayi n’a fait référence à aucun moment au parrainage. Il n’en parle même pas. Apparemment, ce n’est pas son problème. Son problème c’est la fin du mandat du président en exercice. Eric Houndété a dit partout et même sur plusieurs plateaux qu’ils ne veulent pas de parrainages. On a le duo qui demande de libérer les parrainages ». Ce sont autant de points sombres relevés par le chroniqueur François Xavier Noumon pour montrer à l’opinion nationale et internationale, les incohérences de l’opposition béninoise et qui ne cessera d’être son propre fossoyeur même à la Présidentielle du 11 avril prochain. A l’en croire, le discours de « libération des parrainages » aurait pu être tenu avant l’ouverture d’enregistrement des candidatures à la Céna. Quant à Alphonse Moïse Sodé, la question de la fin du mandat au 5 avril à minuit que réclame encore aujourd’hui Boni Yayi n’est plus d’actualité. Pour lui, après la révision de la Constitution en 2019, des gens auraient pu soulever ce point au lieu d’attendre à la veille de l’élection. « Les hommes politiques béninois ne tirent jamais leçon de ce qui leur arrive. En 2011, avec le Ko de Boni Yayi, on a demandé aux populations d’aller se faire enrôler. L’opposition a refusé cela à ses militants, car elle qualifiait cette Lépi « de Bako bâclée ». J’ai l’impression que quelqu’un a voulu foutre le bordel », a-t-il souligné. De sa déclaration, il ressort que c’est ce que Irénée Agossa dénonçait en ces termes : « je ne serai pas d’accord qu’un chef d’Etat étranger nous impose un candidat ». A ses dires, nulle part il a vu Reckya Madougou porter les idéaux du parti « Les démocrates ». « Déjà, dans l’entendement populaire, c’est une candidate qui a été parachutée », a conclu Alphonse Moïse Soudé. Avant d’ajouter que malgré le démenti qu’il fait après, les propos se confirment.

 

Benjamin N. Douté

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