L’une des réformes institutionnelles opérées par le gouvernement Talon est la mise en place d’une nouvelle Céna composée de la Direction générale des élections et du Conseil électoral. Interrogé sur l’institutionnalisation de ces organes par une télévision de la place, Georges Otchéré, expert électoral, a éclairé les lanternes sur la restructuration de la Commission électorale nationale autonome (Céna).

La Commission électorale nationale autonome (Céna) ne disparaîtra pas avec la création du Conseil électoral. C’est ce qu’on retient de façon fondamentale des clarifications apportées par Georges Otchéré, expert électoral sur la question. De ses explications, il ressort que précédemment à l’ancien Code électoral, deux organes à savoir l’Assemblée plénière composée de cinq (05) membres et le Secrétariat exécutif permanent composé de quatre (04) directions techniques géraient la Céna. Il avance qu’avec cette organisation, le législateur s’étant rendu compte que la part du politique dans le fonctionnement de l’institution était prépondérante et alourdissait peut-être la gestion des élections, a fait l’option de changer la donne et renforcer l’aspect technique de la gestion des élections pour plus d’efficacité. A cet effet, précise-t-il, les organes de gestion des élections ont été changés. « Au lieu de l’Assemblée plénière qui est dotée d’un Bureau exécutif de trois membres (président, vice-président et coordonnateur du budget), on n’aura plus ça. On aura un Conseil électoral qui en fait fonctionne comme le Conseil d’administration de la Céna », a déclaré l’expert électoral. Si vous observez ce qui se faisait auparavant, détaille-t-il, l’Assemblée nationale avait la prépondérance de la désignation des membres de l’Assemblée plénière de la Céna. Ce n’est plus le cas. Le Conseil électoral toujours composé de cinq membres, mais cette fois-ci la majorité parlementaire désigne un membre et la minorité désigne un. L’opposition désigne aussi un membre, le président de la République désigne un et les magistrats réunis en assemblée générale désignent aussi un des leurs. Une fois nommés par le chef de l’Etat et après avoir prêté serment, les cinq membres se réunissent pour élire en leur sein un président et un rapporteur. Mais le président du Conseil électoral, selon les précisions de Georges Otchéré, représente la Céna. Il est également le président de l’institution. « Outre ce Conseil électoral, le bras opérationnel de la Céna porte désormais le nom de la Direction générale des élections avec à sa tête un Directeur général des élections assisté de quatre (04) directeurs techniques. Et c’est le Directeur général des élections qui est l’ordonnateur du budget. Cela, pour réduire la part du politique dans le fonctionnement de l’institution », a conclu l’expert électoral.

 

Odi I. Aïtchédji 

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