Les mêmes causes semblent produire les mêmes effets avec l’opposition. C’est ce que pense le député Gérard Gbénonchi de l’attitude du parti Les démocrates qui a étalé à la face du monde son incohérence et la cacophonie qui règne en son sein lors de la clôture des dossiers de candidature pour la présidentielle du 11 avril 2021. Ce membre fondateur de l’Union progressiste pense que cette frange de l’opposition dort encore. Il était sur l’émission « L’entretien » de la chaîne de télévision E-Télé ce dimanche 07 février 2021.

« L’opposition est dans une stratégie d’autodestruction continue et ne veut pas se réveiller ». C’est la péroraison que le député Gérard Gbénonchi a du comportement du parti « Les démocrates » qui traverse des dissensions en son sein faute d’être dans la contestation systématique des lois votées depuis des lustres. Selon lui, s’ils n’étaient dans la négation de l’évidence et avaient désigné à temps leur candidat, ils auraient réussi à gérer les contradictions à l’interne. Ce qui n’est pas une nouveauté à l’Union progressiste. Ce qui leur arrive, a-t-il signifié, nous aussi l’avions expérimenté. « Nous avons géré des contradictions internes. Nous sommes aussi passés par des zones de turbulences. C’est pour cela que nous les encourageons à ne pas abandonner. C’est un apprentissage difficile. Ils ont encore du chemin à faire. Ils y parviendrons », a-t-il fait savoir. Selon l’invité de la journaliste Angèle Toboula, l’Union progressiste ne se réjouit pas de l’imbroglio en leur sein. Bien au contraire, elle les encourage à maintenir le cap. « Nos prières les accompagnent afin qu’ils retrouvent leur sérénité et maîtrise leur troupe, parce que nous avons besoin de grands partis dans l’opposition », a-t-il indiqué. Gérard Gbénonchi, lors de son passage sur E-Télé a aussi abordé la question du parrainage qui divise. A l’en croire, l’Union progressiste a démontré sa bonne foi en garantissant aux partis n’ayant pas d’élus le précieux sésame. « On a voulu qu’ils soient présents. On était disposé à leur offrir les parrainages. Malheureusement, ils ont refusé de les quérir. Ils ont dit qu’ils n’iront pas vers des députés godillots pour les chercher », a-t-il informé. Pour Gérard Gbénonci, cette attitude est déplorable, et l’Union progressiste ne se sent en rien coupable. Bien au contraire, son rêve serait que l’opposition soit dans le jeu. « Que l’opposition soit en règle pour que nous la battions aurait été une victoire glorieuse. C’est pour cela que nous battions des pieds et des mains pour qu’ils soient en règle. Cela va nous permettre de montrer à la face du monde que ce n’était qu’une poignée de personnes qui faisaient trop de bruit pour étouffer la grande masse », a-t-il insisté.

 

Joël Samson Bossou

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here