Réélu à l’issue de l’élection présidentielle du 11 avril dernier, le Chef de l’Etat, Patrice Talon sera investi dans ses fonctions le dimanche 23 mai 2021 dans la ville capitale Porto-Novo. Le serment présidentiel revêt un sens particulier.

Le serment présidentiel revêt un sens particulier. Il trouve sa source dans la loi fondamentale. C’est ce qu’a déclaré le Directeur du protocole d’Etat, Gabin Kakpo. Selon lui, le serment présidentiel est une exigence constitutionnelle qui a pour socle l’article 53 de la Constitution béninoise. « Le texte se trouve à l’article 53 de la Constitution du 11 décembre 1990 révisée par la loi n°2000-61-940 du 7 novembre 2019. Il est  également précisé dans cet article  que le serment est reçu par le président de la Cour constitutionnelle  devant l’Assemblée nationale, la Cour suprême et la Cour des comptes », a-t-il expliqué. Allant plus loin dans ses propos, il a confié que la cérémonie de prestation de serment du président de la République est d’abord une cérémonie officielle qui marque l’entrée en fonction de la personne qui a été élu, sur qui les électeurs  ont porté leur choix.

 

Un acte d’engagement qui implique des responsabilités

 

Pour  le constitutionnaliste, Josué Chabi Kpandé, le président de la République prête serment devant Dieu, devant les mânes de nos ancêtres et devant le peuple béninois. Pour la Cour constitutionnelle, la formule sacramentelle du serment est sacrée et  indivisible. Pour Josué Chabi Kpandé, il s’agit  d’un engagement qui implique des responsabilités. « Nous avons la protection de la Constitution elle-même, de respecter et de défendre la Constitution que le peuple béninois s’est librement donnée. Ensuite, des obligations liées à l’exercice de la fonction par lui-même à savoir le fait de remplir loyalement  les hautes fonctions que la nation lui confie et l’obligation qu’il a de se faire diriger par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine, de consacrer toute sa force à la recherche et à la promotion du bien commun de la paix et de l’unité nationale. Enfin, de préserver l’intégrité du territoire nationale », a –t-il expliqué. A la question de savoir ce qu’il adviendrait si le président de la République ne respectait pas le serment prêté, il a affirmé qu’il sera poursuivi pour haute trahison. « C’est l’engagement même de sa responsabilité.  Au cas où il va manquer  à l’une de ses responsabilités, il sera poursuivi  pénalement parce que c’est la haute Cour de justice qui est habilitée à juger le président de la République et on dit  que quand il a manqué à son serment, il y a haute trahison », a-t-il déclaré. Loin d’être un exercice banal, la prestation de serment est un acte de haute portée juridique. Raison pour laquelle le candidat à la présidentielle élu chef de l’Etat et investi dans ses fonctions a l’obligation de se conduire en bon, fidèle et loyal serviteur du peuple.

 

Léonce Adjévi

 

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