Au cours de l’installation officielle des coordonnateurs départementaux du Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin) samedi 6 février 2021 à Cotonou, le président Patrice Talon, en invité d’honneur de la cérémonie, est revenu sur les enjeux de la réforme politique majeure qu’il a engagée pour le Bénin, la réforme du système partisan. Il a invité les Béninois à y voir la source d’une nouvelle espérance. Lire ses propos.

Monsieur le président et cher ami,

Mesdames et Messieurs à divers niveaux de Moele-Bénin,

C’est un immense plaisir pour moi de m’adresser à vous, de me retrouver parmi vous à l’occasion de l’installation de mes ambassadeurs. Merci pour ce plaisir et ce bonheur que nous partageons en ces instants. Je vais commencer mes propos par un aveu. Tout à l’heure, le président Ayadji a dit que les gens disent que je n’aime pas Moele-Bénin et que ce n’est pas vrai. J’aime Jacques Ayadji mon ami. Je connais beaucoup de militants que j’aime et que j’apprécie aussi. J’admire tous les militants de Moele-Bénin. Donc, je les aime tous. Vous avez tout suivi dans le pays : quel a été mon engagement dans la mise en œuvre de la réforme du système partisan. Vous savez combien tenu à ce que tous les acteurs politiques disparaissent pour laisser place à deux ou trois partis politiques. C’était cela mon vœu. J’ai agi pour cela avec foi, détermination. J’ai tout fait. Ce ne sera pas nécessaire de vous rappeler ici les arguments qui soutiennent la pertinence d’une telle réforme. Mais certains très proches de moi ont dit : Monsieur le président, c’est vrai vous avez raison, il faut réformer le système partisan mais à ce côté, ce n’était pas mon avis. J’ai discrètement par tous les moyens de persuasion voulu que le président Jacques Ayadji et vous-mêmes, vous puissiez avec les autres partis en constitution à l’époque, former un, deux ou trois formations politiques. Un jour, abordant subtilement la question avec lui, il m’a dit ceci : le temps nous donnera raison. Moele-Bénin n’est pas un parti comme les autres. Nous aurons le temps de le montrer. Je me suis incliné.

Il est un visionnaire. Je ne me suis pas résigné à l’existence de quelques grands partis politiques. Je suis convaincu que non seulement nous avons déjà réussi cette réforme, mais que ceux qui ont pensé qu’ils ont une identité, un idéal, pourquoi les fusionner, ils veulent constituer cette semence à part qui venait ou envahira les autres. Ceux qui pensent qu’ils sont une semence distinguée, qui suis-je pour avoir la certitude de reconnaitre mon tort. Je me suis incliné à raison et je pense qu’aujourd’hui j’ai raison de m’incliner. Vous avez soutenu la réforme comme d’autres. Vous avez été quotidiennement un soutien pour l’action du gouvernement. Vous avez cru aux réformes, vous les avez accompagnées. Mais la fortune n’a pas été du côté de Moele-Bénin pour les échéances électorales passées. Mais qu’est-ce qui caractérisent les gens forts ? Ce n’est pas ceux qui à la moindre difficulté, au moindre échec, abandonnent leur cause. C’est ceux qui sont capables de défendre leur idéal, de porter loin leur ambition, leur identité parce qu’ils y croient malgré les difficultés, les échecs. Je veux vous dire et soyez en convaincus, personne n’a œuvré pour les échecs que avez connus. C’est vrai que la compétition politique a ainsi que les autres sur le terrain peuvent avoir à utiliser tout ce qu’il faut comme arme pour consommer ou non mais il faut se convaincre d’une chose, il n’y a eu aucun complot de qui que ce soit au détriment de Moele-Bénin. Il n’y a rien eu au préjudice de Moele-Bénin. Ce qui vous distingue sera certainement votre grandeur.

Permettez-moi de vous dire après cet aveu que je n’étais pas convaincu de la cause et qu’au fil du temps, je me suis résolu et j’ai fini par être convaincu qu’à l’heure où nous parlons, nous avons déposé jeudi le dossier de candidature. Ce qu’on observe permet de tirer déjà une certaine conclusion à mi-parcours. Dans quelques jours, il sera établi que nous allons commencer aussi à avoir du succès même dans le domaine politique qui est un domaine difficile. Les réformes politiques sont en train déjà également de faire leurs preuves, de nous qualifier. Nous avons déjà réussi la réforme politique. C’est pourquoi, ceux qui ont compris, ont cru en la réforme, qui ont agi, qui ont participé aux diverses compétitions et qui ont contribué à établir la carte politique actuelle. C’est pourquoi, je voudrais vous demander de me croire. De croire en ma sincérité. Même si je n’ai pas été un promoteur dès les premiers jours, je suis désormais un promoteur de Moele-Bénin. J’agirai avec foi, conviction et détermination pour faire progresser Moele-Bénin dans tout le pays.

 

Propos recueillis par Serge Adanlao

 

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