La 13ème place du Bénin dans le classement 2020 de l’Indice Mo Ibrahim sur la bonne gouvernance peut s’expliquer par les réformes mises en œuvre par le gouvernement. C’est ce que pense l’expert en gouvernance Joël Ataï Guèdègbé. Il l’a fait savoir hier mardi 17 novembre 2020 au micro de Océan Fm.

Plusieurs raisons peuvent justifier le 13ème rang occupé par le Bénin en Afrique dans le classement 2020 de l’Indice Mo Ibrahim sur la bonne gouvernance. Il s’agit notamment des réformes opérées par le régime en place. Invité sur Océan Fm hier, l’expert en gouvernance, Joël Atayi Guèdègbé est revenu sur les probables raisons. L’acteur de la Société civile a évoqué par exemple les fondamentaux de la Constitution qui n’ont pas été touchés lors de la révision de la Constitution intervenue au lendemain du dialogue politique. A cela, il a ajouté la création du second degré de juridiction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) comme élément de sureté juridique en termes de gouvernance ainsi que l’accès équitable à la justice. « Le rapport le ferait fatalement à la lumière des dernières élections qu’il y a eues. C’est un indicateur parmi tant d’autres. Même si le Bénin est déclaré pays moins sûr par l’Office français des réfugiés (Ofr), il n’en demeure pas moins que d’autres rapports même déclarent le Bénin comme le pays qui a fait le plus de progrès en matière de bien-être. Toute chose étant relative, il est vrai que la consolidation de l’Etat de droit se traduit également dans la révision de la Constitution qui n’a pas touché aux fondamentaux comme la limitation à deux du nombre de mandat présidentiel quel que soit le moment où on a acquis ces mandats-là dans la vie d’un citoyen béninois. Je crois que c’est autant d’éléments qui ont rassuré. Le fait que la Criet ait un second degré de juridiction est également un élément de sureté juridique en termes de gouvernance. Ça vient corriger les critiques qu’il y a eu à son apparition, ainsi que d’autres », a confié l’expert. Il va par ailleurs relever que «améliorer l’accès à la justice des citoyens par la mise à disposition d’un certain nombre de magistrat de tribunaux, de greffiers, des efforts substantiels ont été notés et participent de cette notation positive. Pour finir, il a souhaité que les efforts soient maintenus pour améliorer cette note et ainsi éviter une régression. « J’observe toutefois que nous devons nous garder de toute euphorie parce que nous avons une note relativement moyenne et nous décalons quelque peu des dix premiers au niveau africain. Il va s’en dire qu’il faut tout faire pour maintenir sa position sinon l’améliorer et éviter d’avoir à regretter une régression préjudiciable », a-t-il conclu.

 

Léonce Adjévi

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