Le conseiller technique aux médias du ministre de la Communication et de la poste et coordonateur du mouvement « Forces nouvelles » était l’invité de l’émission dominicale « L’entretien » de la télévision privée E-Télé. Gildas Aïzannon s’est prononcé sur la gouvernance au Bénin depuis avril 2016 notamment la réduction des avantages des cadres promus à différents postes de responsabilités dans l’administration béninoise.

Le Bénin est sur la bonne voie en matière de lutte contre la corruption. Gildas Aïzannon, le coordonnateur du mouvement « Forces nouvelles », en est convaincu. Sur l’émission « L’entretien » de la chaîne de télévision E-Télé, dimanche 5 décembre 2020, il l’a martelé. Selon lui, beaucoup de progrès ont été enregistrés en matière de lutte contre la corruption au Bénin. Et c’est cet engagement du Chef de l’Etat à promouvoir la bonne gouvernance qui le fonde à inviter les acteurs politiques et cadres au serrage de ceinture. A titre illustratif, il a indiqué que ce n’est pas économiquement motivant d’accepter une nomination sous le président Patrice Talon que sous Boni Yayi. « Avant, on prenait des avantages qui n’étaient pas mérités par rapport aux autres citoyens. Il y en avait même qui disent qu’ils ne touchent pas à leurs salaires parce que les primes étaient insuffisantes », a-t-il fait observer. Pour lui, si on était dans un pays riche, on pouvait se permettre d’attribuer des primes d’escalier, de poussière et d’harmattan, parce que les populations n’auraient plus besoin de routes et d’écoles. « Nous sommes dans un pays qui a des impératifs en matière de développement. Les honnêtes citoyens qui travaillent durement et qui n’attendent pas que l’Etat leur donne de l’argent frais à la fin du mois sont demandeurs de plusieurs services qu’ils n’ont pas.  Nous avons beaucoup d’urgences. Il faut qu’on cesse avec les pratiques que nous avons entretenues jusque-là », a-t-il exhorté. Par ailleurs, Gildas Aïzannon a aussi apprécié la tournée nationale que le chef de l’Etat a entamée depuis peu. A son avis, il s’agit une tournée de reddition de comptes et non  d’une  précampagne comme le font croire certains. La reddition de comptes, en effet, a-t-il clarifié, est un exercice de transparence et de bonne gouvernance administrative et politique. « En faire un faux procès au président de la République parlant de précampagne électorale. Le président Patrice Talon n’a pas encore déclaré qu’il est candidat. Donc il reste dans la peau de président de la République », a-t-il insisté.

 

Joël S. Bossou

 

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