L’actualité relative à l’état des lieux des droits de l’homme au Bénin était le menu de l’émission « Ma part de vérité » de la chaîne de télévision Golfe Tv, dimanche 11 octobre 2020. Pendant environ 90 minutes d’horloge, maître Aboubakar Baparapé, avocat au barreau de Cotonou et le juriste Franck Béhanzin ont présenté chacun en ce qui le concerne, son point de vue sur l’évolution des droits de l’homme dans le pays. En effet, le tableau des droits de l’homme a été  peint en noir par maître Aboubakar Baparapé au cours l’émission.
Selon le président de l’Organisation de défense des droits de l’homme et des peuples (Odhp), le Bénin a connu un recul en la matière. Il s’est appesanti sur la réforme du système partisan qui, selon lui, ne permet pas aux partis politiques de faire valoir leurs droits à une existence légale. Un avis que n’a pas partagé le juriste Franck Béhanzin qui estime que les questions des droits de l’homme sont au beau fixe au Bénin. « Les juridictions censées protégées et promouvoir les droits de l’homme fonctionnent bien et décident comme cela se doit. Les mesures prises par l’Exécutif renforcent également l’efficacité de ces droits », a-t-il laissé entendre. Sur la question de la jouissance des droits civils et politiques, le juriste a précisé que la réforme du système partisan n’empêche pas la constitution des partis politiques. « Aucun parti politique ne s’est conformé aux textes et a été empêché d’aller aux élections. Les droits civils et politiques sont exercés dans un cadre légal et lorsque les conditions sont réunies, il n’y a pas de raison à ne pas faire ce qui doit être fait », a poursuivi Franck Béhanzin en réaffirmant que tous les citoyens peuvent se constituer en parti politique et exercer de façon efficace leur droit politique. Sur l’aspect de la lutte contre la corruption, Me Aboubakar Baparapé a décerné un satisfecit au gouvernement en place. « Il faut reconnaitre ce que l’autre fait de bien. Nous sommes tous unanimes que la lutte contre la corruption est quelque chose de bien mais il ne faut pas que cette lutte soit en aucun cas sélective », a notifié le défenseur des droits de l’homme. Le juriste Franck Béhanzin a ajouté pour sa part, que la défense des droits de l’homme devrait être l’affaire de tous. « Chaque citoyen doit faire en sorte que le respect des droits de chacun soit effectif. Il faut que les parents envoient par exemple leurs enfants à l’école. Les parents doivent éviter le travail et la maltraitance des enfants », a-t-il conclu.
Marcus Koudjènoumè

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