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Le ministre Orounla à propos du parrainage des élus à la Présidentielle de 2021:« Il n’appartient pas au gouvernement de mettre la pression »

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L’actualité sociopolitique était au cœur de l’émission spéciale « L’actualité nationale au peigne fin » le samedi 3 octobre 2020 sur la Télévision nationale. Invité, le ministre de la Communication et de la poste, Alain Orounla, a opiné sur la dernière interview accordée au magazine panafricain Jeune Afrique par le président Patrice Talon. De la candidature du chef de l’Etat à la Présidentielle de 2021 à l’augmentation du quota horaire des aspirants du secondaire en passant par le parrainage institué dorénavant par le Code électoral et la Constitution, rien n’a été occulté par le porte-parole du gouvernement. A propos du parrainage des élus, « il n’appartient pas au gouvernement de mettre la pression en vue d’influencer l’orientation des élus », a signifié l’invité.

Grand moment de télévision le samedi 3 octobre 2020. Sur la Télévision nationale, le ministre de la Communication et de la poste a fait le tour d’horizon de l’actualité sociopolitique à commencer par l’interview du président Patrice Talon à l’hebdomadaire Jeune Afrique. S’agissant du parrainage des élus à la Présidentielle de 2021, « Il n’appartient pas au gouvernement de mettre la pression en vue d’influencer l’orientation de parrainage des élus à l’occasion de l’élection présidentielle de 2021», a déclaré le ministre de la Communication et de la poste sur cet important sujet qui défraie la chronique. A en croire Alain Orounla, le système de parrainage instauré par le Code électoral et la Constitution sera libre, sans aucune pression de la part de l’Exécutif. Sur la question, le porte-parole du gouvernement est en phase avec la Commission électorale nationale autonome (Céna) qui a indiqué la semaine dernière aux partis politiques que le parrainage se fera dans l’anonymat. « L’anonymat permet de mettre à l’abri les élus et les candidats de toute forme de pression », a indiqué Alain Orounla qui a souligné pour la circonstance, qu’un élu n’est pas nécessairement tenu de parrainer une formation de son camp. Répondant à la question selon laquelle cette nouveauté ne risque-t-elle pas d’induire la corruption électorale, le ministre a fait savoir que cela est possible mais qu’il est de la responsabilité des acteurs politiques d’adopter des comportements sains. « C’est de la responsabilité des chefs et des membres de partis politiques de veiller en sorte que le milieu politique soit assaini », a poursuivi l’invité.

« On ne change pas l’équipe qui gagne »

Par rapport à la probable candidature du président Patrice Talon à la prochaine élection présidentielle, « on ne change pas l’équipe qui gagne », a confié Alain Orounla. Après l’inventaire des réalisations, l’invité des journalistes James William Gbaguidi Loris Davo a souhaité que le président Patrice Talon soit candidat à sa propre succession. Selon le porte-parole du gouvernement, on ne change pas une équipe qui gagne. Il n’en veut pour preuve que les nombreuses réformes entreprises par le président Patrice Talon depuis son avènement au pouvoir en 2016 assorties des résultats concrets. « On ne change pas l’équipe qui gagne. Ce que nous constatons aujourd’hui, c’est que le Bénin a changé, le Bénin évolue, le Bénin progresse et nous ne pouvons pas laisser le président de la République quand bien même ce serait son droit et normal qu’il se retire », a confié l’avocat. Pour le ministre de la Communication et de la poste, le chef de l’Etat constitue une chance qu’on ne pourrait laisser gaspiller. « Nous ne pouvons pas le laisser gaspiller la chance qu’il incarne pour que le Bénin progresse. Donc, le président de la République ne peut pas être totalement égoïste et il doit en tenir compte et je crois qu’il en tiendra compte. Ce qui explique le suspense. Le peuple a compris la chance d’avoir un tel leadership à la tête de notre pays et surtout souhaite qu’il rempile. Il ne peut rien faire que de saluer ce leadership, de saluer les réformes, la restructuration de notre pays que le président Patrice Talon a imprimé et je fais partie de ses acteurs politiques qui souhaitent que le cap soit maintenu et que nous saisissions, et abusions de cette chance historique que nous avons d’avoir un tel leadership inédit à la tête de notre pays », a-t-il expliqué.

Le gouvernement n’exercera pas de pression pour le parrainage: « Il n’y a pas d’exilés politiques, mais des gens qui fuient la justice »

« Il n’y a pas d’exilés politiques au Bénin ». C’est en ces mots qu’Alain Orounla, porte-parole du gouvernement, a botté en touche les accusations faites à l’endroit du gouvernement et distillées dans l’opinion publique nationale et internationale depuis plusieurs mois à propos de certains hommes politiques vivant à l’extérieur. Répondant au binôme constitué de journalistes de la Télévision nationale et de Eden Tv, le ministre de la Communication et de la poste a martelé que « personne n’est  aujourd’hui recherchée pour ses opinions au Bénin ». Selon lui, la plupart de ceux qui se disent exilés fuient la « justice de leur pays ». Car, ajoute-t-il, au lieu de tenter de maquiller leurs crimes politiques, ils devraient venir répondre de leur gestion. Ainsi, pour Alain Orounla, il  y a des partis politiques qui ne partagent pas la philosophie de gouvernance du régime Talon ; mais qui vont et viennent librement, à l’instar de l’ancien président Yayi Boni. Ce qui prouve, pour le ministre, que le Bénin n’est pas dans un régime totalitaire.

« La mission n’est pas impossible » pour aspirants du secondaire

« Ce n’est pas une mission impossible, quand on sait que certains enseignants s’arrangent quand ils le peuvent pour aller donner les cours dans les établissements privés. Ils vont largement au-delà des 30 heures. Quand on sait qu’ils peuvent aussi s’épuiser en donnant les cours de maison, arrondir les 30h, ce n’est pas impossible ». C’est l’essentiel à retenir des propos de Alain Orounla, ministre de la Communication et de la poste et porte-parole du gouvernement au sujet de l’augmentation de la masse horaire des aspirants au métier d’enseignant du secondaire. Au détour de cet entretien, le ministre a laissé entendre que dans un devoir constitutionnel d’assurer l’éducation de tous, à défaut d’augmenter le nombre d’aspirants et les laisser dans une précarité, le gouvernement a choisi d’augmenter le nombre d’heures. Selon l’invité, c’est un effort de solidarité nationale que le gouvernement demande aux enseignants pour les enfants béninois. « Cette mission s’accompagne d’une compensation pépinière, d’un statut, car ces aspirants peuvent être déclarés à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) », a conclu Alain Orounla.

 

La rédaction

 

 

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