« Il y avait possibilité de mieux faire. La mesure des 30 heures a entamé le moral des enseignants et perturbé l’agenda de la rentrée. Les jours à venir l’école reprendra vie effectivement. La communication a péché ». C’est en ces termes que le Secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), Moudassirou Bachabi, a analysé dimanche 11 octobre 2020, sur Zone franche de Canal 3, le tollé suscité par l’application des 30 heures de masse horaire dans l’enseignement secondaire. Il a dénoncé le fait que la mesure ait  été imposée à 48h de la rentrée, sans discussion avec les organisations syndicales concernées. Pour l’invité des journalistes Tanguy Agoï et Hermann Aniambossou, la rencontre avec le chef de l’Etat le jeudi 8 octobre 2020, a permis de  baisser la tension et d’entamer d’autres discussions. « Le président de la République, Patrice Talon, a montré qu’il est à l’écoute et disposé à trouver la meilleure formule », a-t-il déclaré. Il n’y avait certes pas de contraintes derrière la mesure, dont l’objectif premier est la résorption du chômage mais il a exigé un plan d’envergure pour régler une fois pour toute la question. Pour le syndicaliste, la base de données sur les enseignants aspirants est un progrès. Mais, ce n’est pas suffisant estime-t-il, même si à court terme, elle résorbera le chômage. Pour le reste, le successeur de Pascal Todjinou reste optimiste quant au futur de l’éducation béninoise car pour lui, les réformes vont porter leurs fruits.
Wilfrid Noubadan

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