Mesdames et Messieurs les participants à l’Assemblée générale constitutive des Forces nouvelles pour la continuité de la rupture,
Distingués invités en vos grades et qualités,
C’est avec joie et un immense plaisir que je prends la parole, ce jour 30 janvier 2021,dans cette magnifique salle des fêtes de la Mairie de Parakou, pour souhaiter la bienvenue à toutes les délégations ici présentes, et vous adresser mes chaleureuses et fraternelles salutations au nom du comité d’organisation que j’ai eu l’honneur de présider.
Chers participants, chers frères et sœurs,
En avril 2016, l’élection du président Patrice Talon à la magistrature suprême du Bénin, a suscité d’énormes espoirs au sein de toutes les couches. Ce changement démocratique et pacifique à la tête du Pays, a révélé, après quelques mois d’exercice du pouvoir, que le nouveau locataire de la Marina est un visionnaire courageux, méthodique et rigoureux. Très tôt, le président de la République a imprimé une gouvernance inhabituelle au sommet de l’Etat, avec des normes de fonctionnement basée sur la compétence, le travail et la responsabilité assumée. Loin de l’émotion et de l’improvisation, il a fallu du temps et de l’objectivité pour que le peuple comprenne les implications du mot « Rupture » et les qualités que doit requérir le leader charismatique qui porte ce programme républicain audacieux, à la fois structurel pour nos institutions que réformateur pour notre modèle de développement. La première leçon tirée des actes du président Talon par le peuple, c’est que : « Pour obtenir ce que vous n’avez jamais eu, vous devriez faire ce que vous n’avez jamais fait». Fort heureusement, les premières graines sorties des terres, après les sacrifices et la discipline collective, ont maintenu la flamme de l’espérance allumée depuis ce 6 avril 2016. L’amère austérité prescrite par le président Talon s’avère être à la hauteur de la qualité des fruits qui sont attendus par toute la nation.
Que de décisions complexes assumées,
Que d’opposition et de défenseurs des vieilles pratiques aux aguets ;
Que de courage et d’abnégation parfois au détriment des émotions humaines et de la popularité politique ;
Que de crises internationales et de pandémie gérées,
Que de situations imprévues à intégrer ;
Que de temps consentis pour diagnostiquer les systèmes antécédents,
Que de stratagèmes pour défaire les nœuds,
Que de compétences mobilisées, que de frustrés et de mécontents crées ;
Que de décisions lourdes et historiques prises,
Que d’approches conceptuelles expérimentées,
Que de projets avortés ou réajustés à cause de la pandémie et des crises imprévues ;
Que de nouvelles orientations fixées ;
Que d’énergie dépensée pour réussir la mission…. Oui, le peuple a suivi le président Talon et son gouvernement durant ces 5 années de gestion.
Peu importe, la forme d’analyse que l’on fera du bilan de ce mandat, l’évidence est que le président Talon ne s’est pas détourné de son projet de société et de ses ambitions pour le pays. Oser s’attaquer aux racines du mal connu de tous, dans notre environnement hostile au changement, n’est pas une tâche aisée. Il fallait un Homme de conviction comme le Président Talon pour prendre ce pari. Il est évident qu’on ne saura prétendre que tout a été parfait bien que la moisson continue de légitimer la pertinence des choix. Nous voici à la croisée des chemins.  Le prochain quinquennat qui se profile est celui du choix décisif entre la continuité des réformes et le retour à l’ancienne gouvernance.
– Devrions-nous sous-estimer le risque pour notre pays de retomber dans les travées de cette ancienne gouvernance qui a fait le nid à la politisation outrancière de l’Etat, à la corruption, à l’impunité et au favoritisme préjudiciable au développement durable?
– Devrions-nous prendre le risque de cautionner la remise en cause des nombreuses avancées de notre pays à travers les réformes courageuses engagées par le président Talon ?
– Devrions-nous, sous l’aune de l’égoïsme inavoué et de règlement de compte politique et des querelles interpersonnelles, congédier le destin des futures générations en faisant le jeu des détracteurs qui n’ont que des mots à vendre, mais jamais de propositions constructives à faire ?
Puisque nous répondons systématiquement par la Négation à toutes ces questions ci-dessous, interrogeons-nous alors, sur la personne à même de continuer la dynamique enclenchée depuis 2016 et la forme que doit prendre nos engagements citoyens et politique pour l’accompagner.
Beaucoup d’entre nous, au détour des échanges privés, et d’analyses des risques encourus par nos régions, avons montré notre préoccupation et surtout interroger nos consciences sur le rôle qui doit être le nôtre. L’élection présidentielle de 2021 constitue une étape cruciale dans la pérennisation des acquis des réformes de développement engagés et surtout le renouvellement de la classe politique.
Ayant pris la mesure de l’enjeu, les cadres, les filles et fils des départements de l’Alibori, de l’Atacora, du Borgou et de la Donga ont décidé ce samedi 30 janvier 2021 de se doter d’un cadre politique à même d’incarner les aspirations profondes des populations de la région septentrionale de notre pays. C’est pour quoi, les jeunes, les femmes et les hommes originaires ou sympathisants de cette zone, ont pris l’initiative de créer un Mouvement politique dénommé «Les Forces nouvelles pour la continuité de la rupture (Fncr) »
Le mouvement des Fncr aspire légitimement à contribuer de manière significative, à  l’animation de la vie politique nationale, à l’enracinement de la démocratie, des libertés, de la bonne gouvernance et  de la renaissance du Bénin. Il travaillera aux côtés des autres mouvements, associations, personnalités et partis politiques pour atteindre ces objectifs.
Le comité d’organisation que j’ai présidé, s’est appuyé sur cette volonté commune partagée pour soumettre le fruit de ses travaux préparatoires à l’appréciation des participants. Notre souhait est qu’aux termes de cette assemblée générale, nous puissions amender, adopter les textes fondamentaux de notre mouvement et choisir les organes dirigeants afin de nous rendre immédiatement opérationnel sur le terrain.
Plaise à Dieu de bénir notre assise et de nous inspirer afin que notre travail reste à jamais la naissance d’une vision qui rassemble et unit au-delà de nos attentes..
Vive la Démocratie !
Vive le vent de la rupture !
Vive les Forces Nouvelles pour la Continuité de la Rupture
Vive le Bénin.
Fait à Parakou, le 30janvier 2021
Pour le Co, le président
Amouda Daouda

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