L’intégrisme syndical plombe les négociations

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Alors qu’on pensait qu’ils allaient faire des concessions pour le dégel de la crise sociale, les Secrétaires généraux des Confédérations et Centrales syndicales ont déjoué tous les pronostics. Mercredi 14 mars 2018 à la fin des négociations, ils ont refusé de signer le relevé des conclusions.

A chaque fois qu’on s’apprête à crier victoire, les partenaires sociaux arrivent toujours à tuer l’espoir. Ce mardi, beaucoup de parents d’élèves étaient sur le point de jubiler, mais il semble qu’ils doivent patienter, car les leaders syndicaux ont encore trouvé un autre alibi pour tuer définitivement les chances d’une reprise des classes. La rencontre de tous les espoirs tenue dans la soirée d’hier mercredi s’est une fois encore achevée en queue de poisson. Les syndicats sont restés accrochés fermement à leur question préjudicielle. Un peu comme au forceps, ils ont voulu amener le Gouvernement à accepter sans condition la rétrocession des défalcations opérées. La position des responsables syndicaux a tout l’air d’un coup de force voilé. Pour eux, tant que le Gouvernement ne répondra pas favorablement à cette question, il serait illusoire d’espérer toute possibilité de reprise des classes. Pourtant, l’Exécutif a déjà beaucoup fait pour ces travailleurs. Depuis le début de ce périple si éprouvant des négociations, le Gouvernement ne fait que des concessions. La dernière, c’est justement les diverses primes. On peut citer la prime annuelle d’habillement (Catégorie A : 16 000 FCfa, B : 11 000 FCfa, C : 8 000 FCfa), la prime annuelle de craie qui s’élève à 5 000 FCfa, la prime annuelle de documentation estimée à 7 000 F, la prime mensuelle de risque qui est à 4 000 FCfa et enfin les exonérations de frais de scolarité pour les enfants d’enseignants qui s’élèvent à 25 000 FCfa par enfant. Plusieurs autres points d’accords ont été également obtenus au sortir de la rencontre du mardi.



A titre illustratif, les obstacles par rapport aux résultats d’admission définitive des cohortes 4, 5 et 6 sont désormais levés. Ainsi, la session de reclassement prévue du 26 au 30 mars 2016 verra la situation administrative et financière de plus de 3 000 enseignants Agents contractuels de l’Etat (Ace) régularisée. Patiemment et posément, le Gouvernement a presque épuisé tous les points de revendication des travailleurs. Plus aucun point substantiel n’est encore sans solution. C’était un ouf de soulagement pour le Gouvernement qui espérait que la rencontre d’hier allait sonner définitivement la fin de cette paralysie qui a longtemps perduré. Mais c’était sans compter avec la mauvaise foi des partenaires sociaux.
En dépit de toutes ces avancées et des nombreux sacrifices consentis, ils veulent s’accrocher à la question de défalcation pour empêcher la réouverture des salles de classe. A la sortie de la rencontre d’hier, un responsable syndical a déclaré que les membres du Gouvernement ont estimé qu’ils en font de trop. Le mot est assez faible !

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