Désamorcer la bombe de la polémique suscitée par les trois (03) nouvelles lois récemment votées au Parlement. C’est l’objectif visé par la conférence de presse organisée par quatre (04) membres du gouvernement à Cotonou, le lundi 25 octobre 2021. Ils en ont profité pour préciser les conditions pour avoir recours à l’Ivg.

Severin Quenum, ministre de la Justice, Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, se sont employés à convaincre les journalistes sur l’opportunité de la loi sur la santé sexuelle et reproductive, sur le Code de la famille et la loi portant répression des infraction à raison du genre. Selon le porte-parole du gouvernement, « le gouvernement a été jugé trop   hâtivement, et même condamné  » sur ces lois qui sont plutôt destinées à améliorer la condition de la femme. Elles ne sont pour lui que le prolongement logique attendu après la création de l’Institut national de la femme. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a invité la population à sortir de l’hypocrisie « des objecteurs de conscience », puisque l’avortement se passe au vu et au su de tous à tous les coins de rue, malheureusement dans les conditions exécrables. Le drame, a-t-il rappelé, c’est que 200 femmes meurent par an des complications des avortements clandestins. Elles meurent en silence. « La loi n’a pas donné le droit aux mineures de faire des interruptions volontaires de grossesse. Au contraire, la loi a prévu que c’est sous le couvert d’une autorité parentale, tout au moins la personne sous laquelle, le mineur est placé. De fait, le mineur qui est demandeur ou la personne sous curatelle doit être forcément accompagnée au niveau du centre de demande d’interruption volontaire de grossesse ou alors sa demande vers l’assistance sociale. La loi a également prévu les dispositions en ce qui concerne la contraception d’urgence, et les sanctions pour les personnes qui font la promotion de l’avortement ou incitent à avorter. La loi a prévu des décrets d’application pour tout encadrer pour que ce qui est sauvé par le gouvernement, c’est-à-dire ne pas favoriser la survenue des avortements clandestins… », a- t-il ajouté. Selon le ministre Sévérin Adjovi, il s’agit de « regarder résolument l’avenir en face. En se posant la question : que voulons-nous pour notre société ?  Dans la nouvelle loi, l’avortement est autorisé au Bénin quand la grossesse est la conséquence d’un viol ou encore pour des motifs économiques, éducationnels, etc. incompatibles avec les intérêts de la femme ou de l’enfant à naître. « La loi stipule que la femme, si elle le désire, peut se faire avorter si sa grossesse occasionne une situation de détresse matérielle, professionnelle ou morale. L’avortement doit se faire obligatoirement sur prescription médicale et il est interdit d’interrompre volontairement une grossesse après 12 semaines », a déclaré le ministre.

Wilfrid Noubadan

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