A l’occasion de la présentation des réformes envisagées par le gouvernement dans le secteur de la décentralisation aux maires et leurs adjoints le mardi 21 septembre dernier, l’édile la commune de Kpomassè a exprimé son désaccord vis-à-vis de la qualité d’ordonnateur du budget qui est désormais ôtée au maire. Interrogé sur cette position de son compère sur une émission spéciale de la télévision nationale, le maire de la ville de Cotonou et président de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb), Luc Atrokpo, tout en reconnaissant l’importance d’un budget conséquent pour le développement d’une Commune, a indiqué que l’essentiel de la mission de la première autorité communale ne devrait pas se résoudre à cela. « Je ne fais pas du pouvoir d’ordonnateur, l’essentiel dans la gestion d’un maire », a indiqué Luc Atrokpo. Pour le président de l’Ancb, il y a des choses importantes qui peuvent se faire pour développer une Commune, au-delà de la qualité d’ordonnateur dont peut se prévaloir un maire. Le maire ne doit pas se focaliser sur ça. Si les rôles sont bien compris et bien joués, dans une synergie d’actions, nous réussirons dans des choses extraordinaires. Le défi majeur selon Luc Atrokpo réside dans l’encadrement de cette nouvelle disposition. Il faut que le pouvoir arrête le pouvoir. Il faut l’équilibre des pouvoirs. Dans ce cadre, les discussions doivent se poursuivre afin que l’harmonie règne dans la mise en œuvre des réformes envisagées, a plaidé le maire de la ville de Cotonou. Il est à noter que les réformes annoncées visent à assurer l’efficacité du pilotage et de la gestion de l’administration communale, réduire les interférences politiques dans la gestion administrative et des ressources communales, donner plus de visibilité aux actions publiques de développement dans les communes.

Gabin Goubiyi

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