Romuald Wadagni à coeur ouvert sur « Le débat public »

Un débat public sur la cherté de la vie au Bénin et les mesures sociales prises pour maîtriser la flambée des prix des produits de grande consommation, a été organisé dimanche 3 avril 2022 sur l’Ortb, dans le but d’éclairer la lanterne des populations. Autour de Romuald Wadagni, ministre d’Etat chargé de l’Economie et des finances, il y avait Mathias Adimou, président du Groupement des industries (Cci-Bénin), Noël Chadaré, Secrétaire général de Cosi-Benin, Ernest Gbaguidi, président de l’Association Santé et survie du consommateur et Mama Taïrou, 1er Vice-président de la Coneb.

Le gouvernement ne fait pas assez,  ou beaucoup, contre la cherté de la vie et l’inflation qui sévit actuellement au Bénin et dans le monde. C’est contre cette affirmation populaire que le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des finances s’insurge. Dans un débat public organisé dimanche 3 avril 2022 sur la télévision publique, Romuald Wadagni est revenu en détail sur la politique du gouvernement et sa stratégie pour alléger les prix, ou du moins maintenir l’équilibre par endroits. Que ce soit sur le maïs, les hydrocarbures, le gaz ou le ciment, chaque aspect a été abordé. Revenant à nouveau sur les mesures prises, il y a deux semaines en Conseil des ministres pour juguler la hausse des prix, le ministre d’Etat a d’abord mis l’accent sur les origines de la crise inflationniste. Il s’agit des conséquences de la    guerre  russo-ukrainienne et les effets du Covid-19. On se souvient à ce propos, de la crise provoquée par la réexportation du maïs. Car il y a trois pays limitrophes dont les commerçants venaient pomper la production locale, créant une hausse vertigineuse des prix. Il y avait une forte demande et peu d’offres. « Je viens de vous démontrer comment la sortie des produits locaux de façon exagérée vers le Nigéria, le Burkina, le Niger est à la base de la hausse des prix, malgré la bonne campagne. Face à cette situation, le 16 juin 2021, le gouvernent  a pris des mesures pour contrôler et anticiper sur la sortie de nos produits agricoles », a-t-il déclaré. Par rapport au prix des hydrocarbures, le gouvernement n’est pas resté sans rien faire. Chaque mois depuis juin 2021, explique le ministre, l’Etat subventionne à hauteur de 5 milliards de francs Cfa, le prix des hydrocarbures afin d’empêcher la hausse.

Quid de la hausse des salaires ?

Relativement à la hausse des salaires, les études sont toujours en cours, à en croire Romuald Wadagni, pour trouver le juste équilibre entre les possibilités de l’Etat et la satisfaction des travailleurs. Cela  vaut aussi pour les travailleurs du secteur privé, et les discussions continuent entre le gouvernement et le patronat pour aboutir à un Smig raisonnable. « Dès l’annonce de la hausse du salaire des fonctionnaires, nous avons fait un travail qui a été retoqué dans le bon sens pour les travailleurs par le chef de l’État qui a demandé d’aller plus loin. Et très rapidement, nous allons, dans  la suite des discussions que nous avons avec les partenaires sociaux, aller vers une conclusion qui ne sera que favorable aux travailleurs. De l’autre côté, pour ceux qui sont du secteur privé, la question de base est le salaire minimum, le Smig. Les discussions sont en place. Et je peux vous dire, que le comité technique qui a fait quelques simulations, les a présentées au chef de l’État. Je ne trahis rien en disant que le chef de l’Etat a estimé que ce n’était pas assez.  Il a estimé que si l’on veut faire les choses, il faut les faire bien. Et a demandé de retourner approfondir les travaux», a ajouté le ministre.

Wilfrid Noubadan

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