Madagascar: deux options données aux acteurs de la crise politique

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A Madagascar, la Haute Cour constitutionnelle a précisé vendredi soir qu’elle laissait aux acteurs politiques jusqu’au 5 juin pour trouver un accord de sortie de crise. Une précision qui faisait suite à la requête déposée par le président de la République mercredi. Ce dernier avait demandé à la plus haute juridiction du pays des éclaircissements sur le calendrier qu’elle lui imposait dans sa précédente décision. Une décision qui faisait suite à une demande de déchéance du chef de l’Etat par l’opposition. Depuis plus d’un mois, députés de l’opposition et manifestants occupent la rue et exigent la démission du président Rajaonarimampianina.
Dans sa décision, la Haute Cour constitutionnelle donne deux options aux acteurs de la crise politique. Elle leur laisse d’abord la possibilité de trouver un accord entre eux d’ici le 5 juin. Un accord qui peut reposer sur la désignation d’un nouveau Premier ministre, mais ce n’est pas obligatoire.

S’ils ne parviennent pas à trouver un accord, alors c’est la décision de la Haute Cour constitutionnelle de la semaine dernière qui s’impose dès le 5 juin. C’est-à-dire que la nomination d’un nouveau Premier ministre sera obligatoire. Premier ministre qui devra venir du parti majoritaire à l’Assemblée nationale comme le stipule la Constitution malgache. Un point qui suscite de vifs débats puisque le parti au pouvoir et le MAPAR de l’ancien président Andry Rajoelina revendiquent tous les deux cette majorité.



Les membres du gouvernement devront être nommés dans un délai de 7 jours après la nomination du Premier ministre, explique la Haute Cour constitutionnelle, soit le 12 juin.

Dans un arrêt rendu la semaine dernière, elle avait semé la confusion en demandant au chef de l’Etat de nommer un nouveau chef du gouvernement « dans un délai de sept jours » et dans le même temps laissé dix jours aux de camps pour trouver un accord.

Accord qui semble loin d’être trouvé. Vendredi, la rencontre organisée par le Conseil de réconciliation nationale entre les partis politiques pour parvenir à une sortie de crise s’est soldée par un échec.

Par RFI Publié le 02-06-2018

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