Les actes de vandalisme à la veille de l’élection présidentielle du 11 avril prochain continue dans plusieurs villes du Bénin. Après les manifestations enregistrées à Cotonou, Savè, Parakou, Tchaourou et Bantè, c’est le poste de péage de Sirarou à N’dali qui a été saccagé mercredi 7 avril 2021 par des manifestants. Dans leur furie, ils ont vandalisé ce bien public acquis à grand frais par l’Etat béninois. Il est à rappeler les actes de violence ont démarré depuis le 6 avril dernier. La Constitution révisée en novembre 2019 rallonge le mandat du chef de l’Etat de 45 jours. Les manifestants soutiennent que le président Talon a prêté serment le 06 avril 2016 pour un mandat de 5 ans et non de 5 ans 45 jours. Le 05 avril 2021, l’ex-ministre des Finances, Komi Koutché et des pseudos opposants, ont, depuis l’extérieur, appelé le peuple à une manifestation pacifique le 06 avril. Mais les manifestants ont profité pour vandaliser des biens publics et privés. A l’heure actuelle, une trentaine des manifestants ont été interpellé le mercredi 7 avril à Cotonou. Présentés le même jour au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), après leur audition et en attendant leur procès programmé pour le 27 juillet prochain, ils sont placés en détention provisoire dans les maisons d’arrêt de Missérété, de Cotonou et de Ouidah.

 

Léonce Adjévi

Le procès des manifestants arrêtés s’ouvre le 27 juillet à la Criet

Les auteurs ou co-auteurs des manifestations post 6 avril pour exiger la fin du mandat du président Patrice Talon répondront de leurs actes devant les juridictions compétentes. Dans ce cadre, la trentaine de manifestants interpellés mercredi 7 avril 2021 par les forces de sécurité publique ont été présentés le même jour au procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). De sources bien informées, après leur audition et en attendant leur procès programmé pour le 27 juillet prochain, ils sont placés en détention provisoire dans les maisons d’arrêt de Missérété, de Cotonou et de Ouidah. Selon un des avocats de la défense, Maître Gnihoué, joint par des médias de la place, la justice leur reproche des faits de trouble à l’ordre public, de destruction de biens publics et de terrorisme.

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