Conformément à l’article 72 de la Constitution béninoise modifiée du 1er novembre 2019, le Chef de l’Etat, Patrice Talon, était face à la Représentation nationale hier mercredi 29 décembre 2021 au Palais des gouverneurs. A cette occasion, il a adressé son message sur l’état de la Nation. Une fois de plus, Patrice Talon a sacrifié à la tradition.

Il sonnait 9h45 minutes quand le cortège présidentiel s’immobilisa au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Ponctuel à son habitude, le Chef de l’Etat, après avoir effectué la revue des troupes, et l’exécution de l’hymne national,  a été accueilli par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Après cette étape, il a fait  ses civilités aux membres du bureau de l’Assemblée nationale avant d’entrer au sein de l’hémicycle où l’attendaient les autres membres du parlement venus écouter son message sur l’état de la Nation. Il s’en est suivi la lecture de l’article 72 de la Constitution béninoise, par la Première secrétaire parlementaire, Sofiath Schanou. A sa suite, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a souhaité la bienvenue au Numéro 1 Béninois. Lors de son propos liminaire, il n’a pas résisté à l’envie de rendre un vibrant témoignage sur le sens et la portée des interventions publiques du président de la République. Il a notamment salué le soin mis dans la préparation des discours du premier magistrat. Pour Louis Vlavonou, « il y a toujours quelque chose à tirer dans le discours de Patrice Talon », a-t-il déclaré.

Un message bien structuré

Prenant la parole devant la Représentation nationale, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a salué la mémoire des forces de sécurité et de défense tombées au front lors des attaques des Djihadistes dans le Nord du pays, évoqué deux défis majeurs que sont la sécurité du pays et la santé des Béninois avec la pandémie du Covid 19. Il n’a pas manqué d’évoquer l’état d’esprit des Béninois. Comme à son habitude, c’est un Patrice Talon franc, direct et sans langue de bois qui a fait la radioscopie du Bénin en cette fin d’année 2021 en saluant les efforts, les acquis et surtout en pointant du doigt avec clairvoyance les défis tout en clamant avec vigueur nos certitudes d’espérer fort du nouvel état d’esprit qui permet à ce pays de l’Afrique de l’Ouest de commencer à forcer l’admiration malgré les difficultés et les adversités. Le style était clair. Un message bien structuré qui ne s’est pas embarrassé de chiffres ou de réalisations par secteur, car les rendez-vous passés ont donné l’opportunité de faire cet exercice. Un message à travers lequel le chef de l’Etat pour parlé aux Béninois, les a conscientisés et les a engagés davantage à la lutte pour le développement. Un exercice de psychologie qu’il a du moins brillamment réussi.

Léonce Adjévi

La vaccination recommandée pour endiguer le Covid-19

Devant la représentation nationale hier, mercredi 29 décembre 2021, le Président Patrice Talon a abordé les affres sanitaires et économiques du Covid-19. Du diagnostic fait, il ressort que les populations, dans  le monde, sont réticentes à la vaccination à cause des thèses complotistes. Dans son adresse, il a clairement dénoncé ces travers des antivaccins et opté pour la sensibilisation afin de contenir la pandémie pour pouvoir mieux poursuivre les chantiers de développement.

Le Bénin  multipliera la vaccination de masse contre le Covid-19 et le respect des mesures barrières. C’est l’engagement du Bénin pour aider la Communauté internationale  dont les efforts fournis pour arriver  à bout de la pandémie sont plombés par des opinions controversées qui pullulent les médias. Face à cette maldonne qui n’épargne aucun pays de la planète,  Patrice Talon, à l’hémicycle hier, a ouvertement et de façon directe, révoqué les thèses complotistes autour de la vaccination contre le Covid-19. La meilleure option pour faire barrage aux analyses biaisées sur l’efficacité des vaccins proposés est l’obligation de conscientisation des citoyens par les gouvernants. «La mobilisation de la communauté internationale, notamment scientifique, permet d’y faire face avec un certain succès malgré les mutations prévisibles du virus. Les différents vaccins apportent des réponses pertinentes et palpables. Aujourd’hui, la quasi-totalité des cas graves et des décès concernent les personnes non vaccinées », a-t-il déclaré avant d’ajouter : « Malheureusement, beaucoup de réticences injustifiées s’observent encore ici et là, et le Bénin n’échappe pas à ce paradoxe. Cela constitue pour les gouvernants que nous sommes vous et moi, Mesdames et Messieurs les députés, une préoccupation majeure et un défi que nous devons relever à tout prix. Là-dessus, notre devoir en tant que dirigeants, c’est de rassurer nos concitoyens, c’est de ne pas les laisser à la merci des courants complotistes qui prospèrent sur l’ignorance et la peur des populations. Notre devoir, dans ces conditions, c’est de leur dire que les vaccins restent les seules solutions objectives pour venir à bout de la pandémie. » Pour l’hôte du palais des gouverneurs, la lutte contre le covid-19 qui passe par la vaccination et  le respect des gestes barrières est  un défi que le Bénin  se voit obligé de relever. « Et notre pays doit relever sensiblement son taux de vaccination comme de nombreux autres pays le font déjà. C’est la seule manière de revenir à une vie normale et les pays qui ne le font pas, risquent de devenir des foyers de complications diverses, surtout avec la multiplication des variants les uns plus virulents que les autres. C’est une perspective qui pourrait conduire à la stigmatisation des pays qui se retrouveraient dans une telle situation », a-t-il laissé entendre. 

Bienvenue Agbassagan

La cherté de la vie entretenue par le Coronavirus

En face des députés, le chantre du Nouveau départ  n’a pas occulté les impacts de la crise sanitaire sur l’économie, notamment la flambée des prix des produits de consommation. Sur ce volet très sensible, le  président de la République, en tant que voix autorisée, s’est attelé à faire comprendre  les causes de la cherté de la vie actuelle dans le monde et au Bénin. S’il n’y a pas d’augmentation d’impôts ni de taxes de douanes dans son pays et malgré les efforts louables de son gouvernement, la cause de ce mal qui ronge le quotidien des citoyens est donc ailleurs. C’est pourquoi, le chef de l’Etat a été très explicite pour montrer que cette flambée n’est pas le fruit de sa gouvernance. « Nous le ressentons gravement, chacun dans son panier, alors même que les droits de douanes, les taxes et les impôts n’ont connu aucune augmentation dans notre pays et que, par ailleurs, les performances de notre agriculture sont remarquables en matière de production vivrière notamment. »  Il est  à remarquer que le Bénin, comme d’autres pays, n’est qu’une victime collatérale. D’où la nécessité de se mobiliser pour la vaccination et de faire front contre le Covid-19. Et ce défi, les Béninois le relèveront, car même pour le président Patrice Talon, le Béninois a la capacité d’aller de l’avant et l’a prouvé depuis 2016.

Bienvenue Agbassagan

Garder le cap dans l’union

Pendant son discours  sur l’état de Nation face aux députés mercredi 29 décembre 2021 à Porto-Novo, le président Patrice Talon a rappelé  à ses compatriotes qu’il est possible de construire un grand Bénin, avec foi, détermination. 

« Nous ferons en sorte que la dynamique observée ces dernières années se poursuive et s’amplifie, afin que notre pays aille mieux et que nous allions le plus loin possible sur la route du développement ».C’est l’une des phrases fortes prononcées par le Chef de l’Etat, le président Patrice Talon, mercredi 29 décembre 2021, lors de son discours sur l’État de la Nation face aux députés au Palais des gouverneurs à Porto-Novo. Pour lui, tous les chantiers engagés pour la modernisation du pays seront poursuivis. « C’est ce que traduit le Programme d’actions du gouvernement 2021-2026 adopté il y a quelques jours », a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que « nous sommes suffisamment édifiés désormais pour savoir que, même face à l’adversité la plus redoutable, le Bénin doit continuer à écrire les belles pages de son histoire ». En somme, pour cette cuvée 2021 du message sur l’état de la Nation, le Président Patrice Talon a beaucoup fait appel à l’union, au collectif, le mérite collectif, le destin commun. Il a surtout démontré que son pays, le Bénin, a atteint le niveau où le péril des adversités les plus virulentes ne constitue plus un obstacle à la marche vers le développement. « Seules l’effort permanent, la détermination résolue, la volonté de bien faire, la maîtrise du cap fixé et l’obsession d’y arriver, sont les conditions de la réussite. Celles-ci nous aideront à relever le défi du développement socio-économique qui implique l’amélioration durable des conditions de vie…. Il porte nos ambitions, mais traduit surtout notre détermination à bâtir le mieux-être pour tous. Nous ferons donc en sorte que la dynamique observée ces dernières années se poursuive et s’amplifie afin que notre pays aille davantage mieux et que, comme nous l’avons dit, venant de loin, nous allions le plus loin possible sur la route du développement », a déclaré le chef de l’Etat. On peut donc,  sans se tromper, affirmer que c’est un appel aux filles et fils de ce pays à être un pour faire face et relever les défis qu’il a énoncés, car il est convaincu que si les enfants du Bénin l’ont prouvé hier, ceux d’aujourd’hui en sont encore capables aujourd’hui et c’est la clé du salut, du développement que le nouvel état d’esprit nous permet déjà d’entrevoir sur la base des avancées et des succès engrangés lors du premier mandat. Séquence forte, la foi du Président de la République en l’avenir, en la force intérieure de chacun de ses compatriotes avec qui il veut maintenir et amplifier la dynamique du premier quinquennat afin de transformer l’essai. C’est donc un  défi qu’il se lance et qu’il lance à chaque Béninois lorsqu’il trouve que c’est le challenge le plus passionnant et qu’il faut garder le cap dans l’union.

Wilfrid Noubadan

Des mesures urgentes pour contrer le terrorisme 

Deux défis qu’il faille relever à tout prix pour la poursuite de la marche vers le développement pèsent actuellement sur le Bénin. Il s’agit des défis sécuritaire et sanitaire. S’agissant du premier défi, le président Patrice Talon a annoncé dans son message sur l’état de la Nation mercredi 29 décembre 2021 à l’Assemblée nationale, des mesures urgentes pour lutter contre les attaques terroristes qui frappent de plein fouet le pays.  

Les attaques terroristes subies par le Bénin ces derniers jours préoccupent le gouvernement béninois et son chef. Face aux députés mercredi 29 décembre 2021 dans le cadre de son message su l’état de la Nation, le président Patrice Talon a reconnu que le Bénin a été éprouvé malgré les précautions prises par les Forces de défense et de sécurité pour préserver l’intégrité du territoire national. Tout en saluant solennellement la mémoire des soldats qui sont tombés à Porga et à Banikoara, le chef suprême des Armées a réitéré la solidarité de la République aux blessés et aux populations affectées. « Je voudrais ici, au nom de la République, saluer la mémoire de nos soldats et réitérer notre solidarité aux blessés ainsi qu’aux populations affectées », a-t-il déclaré en guise d’hommage à ces compatriotes qui ont perdu la vie au front, accomplissant leur sacerdoce de protéger l’intégrité du territoire et la quiétude de leurs concitoyens. A travers cet hommage mérité et solennel, le chef de l’Etat a comblé doublement les attentes : une réponse à ceux qui espéraient ces hommages et également une assurance à ceux qui pourraient penser à une certaine apathie de l’appareil sécuritaire face aux menaces terroristes. En optant pour ce type d’hommage, Patrice Talon a voulu éviter le piège du test de Dover qui n’est rien d’autre que le nombre de cercueils de militaires tués à l’occasion d’une guerre que les Américains voient passer par la base aérienne du même nom et au-delà duquel, le seuil de tolérance étant dépassé, l’opinion publique se retourne contre la guerre et le gouvernement qui veut la poursuivre. Convaincu que le dispositif sécuritaire béninois à la limite de Porga et environs est éprouvé, le chef suprême des armées a montré la résistance dudit dispositif et sa résilience malgré les pertes en vies humaines qui auraient été plus lourdes si rien n’était fait.

Le sens de la patrie et de l’unité nationale

Face à ce défi sécuritaire auquel fait face en ce moment la République, le premier magistrat a saisi l’occasion solennelle de son discours sur l’état de la Nation, pour insister sur l’autre recette qui permettra au Bénin de triompher et de continuer à écrire de belles pages. Il s’agit de l’obligation pour les uns et les autres de défendre le bien commun qu’est la République. Raison pour laquelle, il a rappelé et exalté le civisme et le patriotisme qui doivent caractériser chaque Béninois car le pays vit l’un des moments de l’histoire où la nation se révèle et se consolide. « Ces faits, au-delà de troubler notre quiétude, nous rappellent davantage notre obligation collective de préserver l’intégrité du territoire, l’unité nationale, la concorde et l’harmonie qui nous caractérisent, malgré les désaccords sporadiques inhérents à la vie en communauté… », a confié le premier des Béninois. Ces mots donnent l’assurance que le Bénin va triompher de ces épreuves car ce qui est fait, se fera et ce qui a fait gagner hier, fera gagner le pays aujourd’hui.

Quid des mesures ?

Patrice Talon a prévenu que le pays ne restera sans réactions face à l’ignominie des terroristes pour préserver l’intégrité du territoire. Dans cet ordre d’idées, des mesures fortes sont déjà prises. Au nombre de celles-ci, il a évoqué la poursuite des investissements nécessaires pour le renforcement du dispositif sécuritaire en moyens tant humain, logistique que technologique afin que ce genre d’incursion sur le territoire national ne puisse continuer. De même, des gages ont été donnés que les capacités des Forces de défense et de sécurité seront considérablement renforcées dans l’accomplissement de leurs missions. « Les moyens leur seront donnés à suffisance pour assurer la protection optimale du pays entier de sorte que dans leur propre rang, il n’y ait plus de victimes », a promis le président de la République. Dans le même registre, la coopération avec les pays limitrophes sera accrue et les moyens de prévention et de lutte seront mutualisés. Ces assurances sont la preuve que l’Etat va jouer son rôle de garant de la sécurité et de protecteur de la libre circulation des personnes et des biens.

Serge Adanlao 

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