Une nouvelle organisation existe désormais en matière de transport urbain à Cotonou. Pour faciliter la mobilité des personnes dans la métropole économique et renflouer les caisses de la ville, la mairie et la préfecture ont identifié deux sites à Vodjè et Abattoir-Pk6. La décision conjointe mairie-préfecture qui entre en vigueur dès ce lundi 29 novembre, est le fruit d’une réforme conduite par le deuxième adjoint au maire de Cotonou, Gatien Adjagboni.

Cotonou disposera dans quelques années de gares routières modernes dignes des grandes villes d’Afrique. En attendant l’exécution du plan de l’Exécutif municipal dirigé par le maire Luc Atrokpo, une formule a été trouvée par la mairie et la préfecture pour réorganiser le transport urbain dans la ville. Il s’agit de l’identification de deux sites à Vodjè et à Abattoir-Pk6. Le premier (Vodjè) s’étend sur une superficie de 4 hectares. Il a été mis à disposition par la mairie. Le second (abattoir-Pk6) est un domaine du Ministère de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. S’étendant sur une superficie d’environ 5000 m2, il a été cédé à la mairie suite à des négociations. La réforme est conjointement menée par la mairie et la préfecture mais statutairement, c’est la mairie qui gère les gares routières à Cotonou. L’Exécutif municipal dirigé par le maire Luc Atrokpo a décidé d’avancer dans la réforme en tandem avec la préfecture pour que la mairie et l’autorité de tutelle soient engagées dans la même direction et qu’il n’y ait pas de cacophonie dans la démarche qui est menée. Dans cette optique, plusieurs rencontres ont été tenues. La dernière en date est celle du 25 novembre 2021 à la Mairie. Elle a connu la présence de 250 acteurs en plus du représentant de la Police républicaine, de la police municipale, du deuxième adjoint au maire de Cotonou et du préfet. A cette occasion, le projet de réorganisation du transport a été présenté de fond en comble. L’information de la mise en place d’un Comité communal conformément aux textes a été aussi partagée. Ledit Comité sera composé des structures décentralisées de l’Etat et un représentant de chaque faîtière pour superviser la gestion des gares routières qui seront installées. Tous les acteurs ont marqué leur accord mais ils ont souhaité que la mairie attende un peu. Une doléance qui n’a pas reçu l’assentiment de l’Exécutif municipal vu que la recherche de sites se faisait depuis au moins une année.

Ce qui va changer dès ce lundi

Avec la réorganisation du transport urbain à Cotonou, il n’y aura plus de gares en vrac à Cotonou. Seuls les deux sites retenus recevront les conducteurs pour les chargements et déchargements. Ainsi, les gares des 7ème et 11ème arrondissements, de l’Etoile rouge, de Saint Michel et de la pharmacie 4 thérapies etc. vont être rabattues sur le site de Vodjè. Autrement, les véhicules en provenance de Parakou, de Bohicon, de Dassa-Zoumé, de Lomé…, vont s’arrêter à Vodjè pour décharger. Ceux qui viennent de Porto-Novo, Pobè, Kétou, Sakété, Ifangni etc., vont s’arrêter à Abattoir-Pk6. Selon nos informations, l’idée qui sous-tend la réforme, est de décharger d’abord tous les véhicules sur les deux sites parce que tous ces véhicules rentrent dans la ville et créent un problème de mobilité urbaine. Le relai entre les sites et la ville sera assuré par les taxi-villes et taxi-motos. La réforme vise par ailleurs à situer la délimitation entre le taxi-interurbain et le taxi-ville. A Cotonou aujourd’hui, il est impossible de faire la démarcation du fait de la cacophonie entre les deux. Le taxi inter-urbain se transforme en taxi-ville et vis-versa. Il faut donc arrêter la pagaille et c’est ce que la mairie a fait en prenant ses responsabilités de concert avec la préfecture.

Serge Adanlao

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