A l’Hôpital d’instruction des armées de Cotonou où sont admises des forces de sécurité et de défense blessées lors des manifestations préélectorales, le chef de l’Etat a dopé le moral aux policiers et militaires. Pour leur prompt rétablissement, « nous saurons leur apporter les soins nécessaires », a rassuré Patrice Talon. Lire sa déclaration.
« Je viens de leur témoigner toute la gratitude de la Nation toute entière. Mais à titre personnel, ce que j’ai vu est effroyable. Je suis meurtri parce que j’ai vu combien des gens qui sont allés servis la Nation (dégager seulement les barrages qui ont coupé le pays en deux et qui ont fait l’objet de tirs nourris pendant cette noble mission d’ouverture des voies pour relier le nord et le sud que les pays de l’Hinterland quittent notre port, reçoivent leurs marchandises, leurs médicaments. Si on n’avait rien fait du tout, cela aurait duré combien de temps, qu’est-ce que le pays serait devenu ?, les besoins des uns et des autres…Ils sont allés sur ces deux voies après l’échec des négociations pour ramener les uns et les autres à la raison parce que la plupart sont manipulés. Faute de raisonner les concernés, ils ont entrepris de libérer la voie en enlevant les troncs d’arbres, les véhicules disposés au travers de la voie et pendant qu’ils le faisaient, on leur a tiré dessus sans cesse pendant pratiquement 48 heures avec autant de blessés. On entend des gens revendiqués cela pour dire des chasseurs. Un pays dans lequel les gens qui sont formés pour aller à la chasse sont armés aussi bien de leur fusil de chasse que des armes de guerre pour tirer sur leurs compatriotes qui ne faisaient rien d’autre que de dégager les obstacles. Je crois qu’on a atteint des proportions inacceptables dans la République et nous allons tout faire pour que cela ne se répète plus jamais. D’abord, nous allons identifier tous ceux qui instigateurs, auteurs d’une manière ou d’une autre afin qu’ils répondent de leurs actes et tous ceux qui ont été manipulés également qui sont les moins fautifs. Les plus criminels, ce sont ceux qui les ont utilisés pour arriver à une telle situation. On a tiré sur nos hommes comme sur des gibiers et avec des armes de guerre. Mais le Bénin est un grand pays. Ensemble, nous saurons nous relever de cela pour  que le traumatisme ne dure pas trop longtemps parce que c’est de nature à perturber nos valeurs, notre fois en notre unité. Le pire est derrière nous. Nous allons œuvrer à instaurer un climat de sécurité et de paix afin que ces genres de choses n’arrivent plus jamais. Je m’y engage et je voudrais que les uns et les autres s’y engagent également et que le Béninois le plus ordinaire le fasse aussi pour que nos difficultés ne nous amènent plus à ces genres de choses qui sont inacceptables. Ils ont été formidables. Ils ont géré cela avec froid, sérénité et professionnalisme. Ils ont été victimes eux mais ils n’ont pas fait de victimes dans le rang des assaillants. D’après ce qui m’a été rapporté, ce sont des tirs de semonce pour les faire reculer afin qu’ils puissent dégager la voie. Je leur tire chapeau. Je suis venu leur témoigner toute la reconnaissance de la Nation. Je suis venu leur témoigner notre gratitude, leur dire que c’est des héros. Nous saurons leur apporter les soins nécessaires quelque soit ce que cela va coûter pour leur prompt rétablissement sans séquelles. Nous seront indéfiniment redevables à eux pour cet acte de courage et de bravoure. Pendant qu’on tirait sur eux, ils avançaient. Pendant qu’on tirait sur eux, ils débarrassaient nos voies de ces obstacles pour permettre la circulation  ».
Source : Télévision nationale

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