Perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne:Le Fmi œuvre pour une croissance à moyen termeGroupe de Presse Le MATINAL mai 25, 2018 Perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne:Le Fmi œuvre pour une croissance à moyen terme

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Le représentant résident du Fonds monétaire international (Fmi) au Bénin, Karim Barhoumi, était face aux hommes des médias, jeudi 24 mai 2018 au Ministère de l’économie et des finances. Cette sortie vise à présenter les perspectives économiques de l’Afrique subsaharienne à la presse.

Réduire les vulnérabilités macroéconomiques et relever la croissance à moyen terme et durable dans les pays de l’Afrique subsaharienne. Telle est l’ambition du Fonds monétaire international (Fmi) pour les prochaines années. Pour cet objectif, il présente deux fois par an, le rapport des perspectives économiques relatives aux pays de l’Afrique subsaharienne. C’est donc à cet exercice que le représentant résident du Fonds monétaire international (Fmi) au Bénin, Karim Barhoumi, s’est livré le jeudi 24 mai 2018 en présence des professionnels des médias. Dans son intervention, il a indiqué que cette mission intervient dans le cadre de la mission relative au Programme établi entre son institution et les Etats. A ses dires, la croissance économique enregistrée par les pays de l’Afrique subsaharienne depuis 1990 et qui a contribué au développement de ces Nations s’est interrompue en 2015 à cause d’un choc externe subi par les pays exportateurs des produits de base dont le pétrole.

« L’Afrique subsaharienne présente une croissance économique en légère hausse qui s’accélère au fil du temps dans 2/3 des pays. », a-t-il déclaré avant d’indiquer que les perspectives à moyen terme indiquent une hausse modeste de la croissance (2,8% en 2017 contre 3,7% en 2019). A l’en croire, plusieurs facteurs sont à la base de cette hausse dont la montée des prix des produits de base, la mise en œuvre des réformes pour l’assainissement des finances publiques et l’amélioration de l’accès aux marchés de capitaux. Cependant, certains pays continuent toujours de garder la lanterne ronge en termes de croissance économique.



A l’avis du représentant résident du Fmi, cela est dû à la mauvaise gouvernance, la fragilité des bilans bancaires et l’aggravation des risques sécuritaires (montée du nombre de refugiés) ; le cas du Soudan du sud, de la Rdc… Face à cet état de choses, le Fonds monétaire international ambitionne de réduire les vulnérabilités macroéconomiques par la mise en place des politiques et réformes pour assainir les finances publiques et rendre efficaces les investissements publics et la mobilisation des recettes fiscales. « Les recettes fiscales contribuent au développement économique des Nations », a-t-il indiqué tout en laissant entendre que 2/3 des pays ont atteint le seuil contre 1/3 dans le passé.



Par ailleurs, il s’avère nécessaire au Fmi d’aider les pays à accélérer leur croissance à moyen terme afin de réaliser les Objectifs de développement durable. Pour ce faire, le représentant résident du Fonds monétaire international (Fmi) au Bénin, Karim Barhoumi, invite les gouvernants à encourager les investissements privés et à renforcer l’intégration commerciale entre pays comme c’est déjà le cas au Bénin. Le conférencier n’a pas manqué d’apprécier les politiques mises en place par le chef de l’Etat, Patrice Talon, pour l’assainissement des finances publiques. Confirmant les propos de la Patronne du Fmi lors de sa dernière visite au Bénin, il a martelé que le Bénin est dans un risque d’endettement modéré contrairement aux rumeurs.

Mohamed Yasser Amoussa

(Stag)

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