Le gouvernement est en droit d’imposer le vaccin anti Covid-19 aux personnels de la santé et autres car le Bénin traverse une situation d’épidémie. Le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a mis fin à la polémique entretenue par les syndicats du secteur de la santé et le secrétaire général de Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Cosi-Bénin)  traitement en situation d’épidémie. C’était vendredi 10 septembre 2021 à l’Infosec au cours de la première journée des négociations avec les partenaires sociaux.

« Qu’il me soit permis de clarifier les dispositions de la loi portant protection de la santé des personnes. Parce que j’ai eu à entendre le Collectif des personnels du secteur de la santé affirmer ce que le secrétaire général de la Cosi-Bénin (Noël Chadaré) a eu à dire.

Je voudrais d’entrée de jeu dire que c’est une interprétation erronée. S’il est vrai qu’en situation normale chaque individu a le droit de décider ou de refuser un traitement, il est également prévu dans la même loi aux articles 58 et 59 : « Article 59 : toute personne vivant en République du Bénin ou entrant sur le territoire béninois se soumet aux vaccinations obligatoires. Un décret qui est revenu préciser les modalités  d’application de la lumière précédente. Et l’article 58 « toute personne atteinte de maladie transmissible et contagieuse a potentiel épidémique susceptible de constituer un danger pour la santé des populations, se soumet à un traitement hospitalier ou ambulatoire. Ce traitement est gratuit. Les sujets contaminés sont soumis à un contrôle sanitaire conformément aux dispositions législatives et règlementaires.

A partir de ces deux articles, vous comprenez aisément que le gouvernement est en droit d’imposer le traitement en situation d’épidémie. Et nous sommes justement en situation d’épidémie donc l’article que vous avez évoqué n’est pas applicable. Ça c’est la première chose. La deuxième chose, c’est l’évidence scientifique. Lorsque vous avez 326 malades à Alladah dont 15 seulement sont vaccinés, vous vous poser des questions ! Heureusement vous avez eu à dire que vous n’êtes pas contre la vaccination. Mais quand on va plus loin dans le développement, lorsque vous parler du pass sanitaire, le passe sanitaire effectivement tel que c’est fait dans d’autre pays, cela regroupe trois types de conditions. 1 : la vaccination, 2 : le test ou le test Pcr, 3 : avoir fait le Covid il y a moins de six mois. Mais dans l’absolu, quand vous rentrez dans cette salle-ci et vous avez peut-être le tiers qui a été vacciné, susceptible d’attraper la maladie mais de ne pas en développer les formes graves. Peut être ici avec le virus, vous avez le tiers qui présente un pass de Pcr ; donc qui est négatif et qui est rentré ici mais qui n’est pas vacciné et qui est susceptible comme ceux qui meurent à Allada de développer les formes graves de la maladie, et vous avez le tiers qui ont le Covid-19 il y a de cela six mois mais qui n’est pas exemple. J’ai vu des gens qui ont fait le Covid trois fois en moins de deux mois. Quand vous avez ce mélange-là hétéroclite dans la salle, vous comprenez aisément que ceux qui ont leur Pcr négatif et qui ne sont pas vacciné, sont susceptibles de repartir d’ici avec le virus, d’aller développer des formes graves et de mourir. C’est extrêmement grave ce développement. Cela impose donc que nous puissions avoir une attitude claire et précise par rapport aux regroupements autorisés par le gouvernement. Le gouvernement a été précis, ce n’est pas un pass sanitaire qui a été autorisé. Il s’agit bel et bien d’un pass vaccinal. Lorsque vous voulez assister à un regroupement autorisé, c’est sur la base du pass vaccinal. C’est différent du pass sanitaire. Donc, je voudrais apporter cette clarification pour faire encore une fois la pédagogie de la démarche qui a été adoptée par le gouvernement qui depuis le début de la crise a eu à rationaliser ces décisions ».

Propos recueillis par Odi I. Aïtchédji

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