Ce n’est plus une simple question de probabilité. La question du second et dernier mandat prend désormais pour Patrice Talon, l’allure d’un principe à respecter. Hier, lors de la délivrance de son message sur l’état de la Nation, le président de la République est une fois encore revenu sur la question de second mandat. Ce rappel n’était pas nécessaire si l’on sait qu’il s’agit d’une disposition prévue par l’article 42 nouveau de la Constitution du 1er novembre 2019 qui dispose : « Le président de la République est élu au suffrage universel direct, pour un mandat de cinq ans renouvelable, une seule fois. En aucun cas, nul ne peut de sa vie, exercer plus de deux mandats de président de la République ». Au regard de la clarté de cette disposition, le sujet ne devrait plus être d’actualité. Mais c’est sans compter sur les velléités malsaines de certains dirigeants à l’échelle sous-régional et même continental. Au Bénin, certains présidents qui se sont succédé à la tête du pays depuis le renouveau démocratique ont fait nourrir des suspicions légitimes au sein des populations qui les accusaient de vouloir tordre le cou à la loi fondamentale pour s’éterniser au pouvoir. Du coup, tel un serpent de mer, la question revient à chaque second mandat. Après ses prédécesseurs feu Mathieu Kérékou et Boni Yayi, c’est au tour de Patrice Talon, de lever les doutes et rassurer de sa volonté de ne pas passer outre cette disposition sensible de la constitution. 2026 étant encore loin, la question ne manquera pas de revenir sur le tapis à d’autres occasions. Patrice Talon devra par conséquent se préparer à dissiper le brouillard du doute à d’autres occasions solennelles.

Gabin Goubiyi.

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